Brief IA : The Atlantic : l’accord avec OpenAI paie, mais pas en trafic

The Atlantic : l’accord avec OpenAI paie, mais pas en trafic

Brief IA
Tom Levy·3 min·0 vues

L'accord entre The Atlantic et OpenAI a généré des paiements et des crédits, mais n'a pas entraîné d'augmentation significative du trafic vers le site, avec des taux de clics très faibles. Malgré cela, The Atlantic est redevenu rentable avec 1,6 million d'abonnés et un chiffre d'affaires « bien plus » que 100 millions de dollars, tout en s'appuyant sur des vidéos sponsorisées produites par son PDG. Pour un éventuel renouvellement de l'accord, le magazine exige un échange de valeur jugé équitable.

En bref
1The Atlantic a signé un accord avec OpenAI qui apporte paiements et crédits, mais peu de trafic
2Le renouvellement de l’accord dépendra d’un échange de valeur jugé équitable par le magazine
3The Atlantic est redevenu rentable, compte 1,6 million d’abonnés et s’appuie sur des vidéos sponsorisées produites par son PDG
💡Pourquoi c'est importantL’expérience de The Atlantic illustre les limites actuelles des partenariats IA pour les médias et la diversification des modèles économiques.
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L'analyse en français

Nicholas Thompson décrit un accord avec OpenAI qui apporte paiements et crédits, sans pour autant envoyer de lecteurs vers le site. The Atlantic, redevenu rentable avec 1,6 million d’abonnés et un chiffre d’affaires « bien plus » que 100 millions de dollars selon son PDG, s’appuie aussi sur les vidéos sponsorisées qu’il produit lui-même, distinctes de l’édito.

Peu de trafic issu des bots malgré l’accord avec OpenAI

Nicholas Thompson explique que l’accord conclu avec OpenAI n’a pas permis d’augmenter le nombre de visiteurs sur le site de The Atlantic, alors qu’il s’attendait initialement à ce que l’IA remplace la recherche traditionnelle et génère du trafic. Il constate, comme d’autres dans le secteur, que les bots dirigent peu de lecteurs vers les éditeurs et que les taux de clics sont très faibles, ce qui l’a surpris. Il souligne cependant que le partenariat a apporté d’autres avantages et qualifie OpenAI de partenaire fiable sur ces sujets.

Renouvellement conditionné à une « valeur équitable » et garde-fous contractuels

Pour envisager un renouvellement de l’accord, Nicholas Thompson pose comme condition un échange de valeur équitable entre The Atlantic et OpenAI. À défaut, il indique que le magazine pourrait bloquer l’accès d’OpenAI à son site ou engager des poursuites. Dans le précédent contrat, OpenAI a versé de l’argent et accordé des crédits, d’abord jugés peu utiles puis devenus très précieux. Le contrat encadre la quantité de texte que le modèle peut résumer, la citation d’auteurs et la possibilité de faire écrire le modèle dans le style d’un auteur, afin de limiter le remplacement du travail du magazine par l’IA. Thompson souhaitait aussi participer aux discussions sur la place du journalisme dans les modèles d’OpenAI.

Rentabilité retrouvée, 1,6 million d’abonnés et soutien d’une propriétaire fortunée

The Atlantic est désormais rentable et compte 1,6 million d’abonnés. Nicholas Thompson indique que le chiffre d’affaires dépasse largement les 100 millions de dollars, montant le plus récemment rendu public en 2023. Il a pris la tête du magazine en 2021, période où l’entreprise traversait des difficultés financières et procédait à des suppressions de postes. Le magazine est détenu par Laurene Powell Jobs, dont la richesse est évaluée à 15 milliards de dollars. Jeffrey Goldberg occupe le poste de rédacteur en chef, et la publication est fréquemment reconnue pour la qualité de ses articles sous sa direction.

Un PDG-producteur de vidéos sponsorisées, séparé du service éditorial

Nicholas Thompson réalise des vidéos sponsorisées qu’il publie notamment sur LinkedIn, où il compte 1,6 million d’abonnés. Ces contenus ne relèvent pas du service éditorial et n’impliquent pas Jeffrey Goldberg ; ils sont clairement identifiés comme extérieurs à la rédaction. Thompson affirme que ces formats génèrent d’importants revenus, appréciés par la rédaction en chef, et que l’argent sert à embaucher des journalistes. Il insiste sur la séparation stricte entre ses activités et celles de la rédaction, mettant en avant son parcours d’éditeur à forte sensibilité business. Il décrit une situation sans tension, qu’il attribue à la qualité des contenus, à leurs revenus et à l’indépendance des deux équipes. Il cite par exemple une interview récente de Richard Socher, PDG de Recursive, dont la rédaction pourrait ignorer l’existence tout en préparant, indépendamment, un article sur le même sujet.

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