L’IA et sa régulation t’intéressent ?
Lois, cadres et décisions qui façonnent l’IA, décryptés en français. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Un ordre exécutif assoupli pour l'IA
Le président Donald Trump a récemment signé un ordre exécutif qui modifie les règles de révision des modèles d'intelligence artificielle (IA) aux États-Unis. Cet ordre permet aux entreprises technologiques de soumettre volontairement leurs modèles d'IA pour révision par le gouvernement fédéral 30 jours avant leur publication officielle.
Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les capacités en cybersécurité de certains modèles d'IA, notamment Claude Mythos, développé par la société Anthropic. Ce modèle a suscité des inquiétudes parmi les experts du secteur en raison de son efficacité potentielle à détecter des vulnérabilités logicielles.
Discussions et ajustements
L'ordre exécutif signé par Trump fait suite à des discussions répétées entre le gouvernement fédéral et des entreprises d'IA de premier plan, dont Anthropic. En avril, cette startup avait déjà limité la publication de Claude Mythos, craignant que ses capacités avancées ne posent des risques en matière de cybersécurité.
Anthropic, qui a récemment déposé une demande d'introduction en bourse de manière confidentielle, a annoncé la semaine dernière qu'elle prévoyait de publier bientôt des modèles de niveau Mythos pour ses clients. Toutefois, un porte-parole de l'entreprise n'a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire concernant l'ordre exécutif.
Une révision volontaire et raccourcie
L'ordre exécutif réduit la période de révision initialement prévue de 90 jours à seulement 30 jours. Cette révision n'est pas obligatoire, mais elle offre aux entreprises la possibilité de soumettre volontairement leurs modèles d'IA avancés pour une évaluation anticipée.
Trump a expliqué aux journalistes qu'il avait retardé la signature de l'ordre par crainte de compromettre l'avance des États-Unis sur la Chine dans le domaine de l'IA. "Nous devançons la Chine. Nous devançons tout le monde," a-t-il déclaré le 21 mai, soulignant son intention de ne pas nuire à cette avance technologique.
