Brief IA : Stanford : ChatGPT et la montée de la tricherie académique

Stanford : ChatGPT et la montée de la tricherie académique

Brief IA
Tom Levy·3 min·27 vues

Theo Baker, étudiant à Stanford, affirme que ChatGPT a exacerbé une culture de malhonnêteté déjà présente dans l'université, poussant Stanford à réintroduire des examens en personne surveillés au printemps 2026, une pratique abandonnée depuis plus d'un siècle. Ce phénomène soulève des questions sur l'intégrité académique à l'ère de l'IA, alors que Baker, qui obtiendra son diplôme en juin 2026, fait partie de la première promotion ayant étudié avec ChatGPT depuis son lancement à l'automne 2022.

En bref
1Theo Baker, étudiant à Stanford, dénonce l'impact de ChatGPT sur la culture de la tricherie à l'université.
2En 2026, Stanford a réintroduit des examens surveillés pour contrer la montée du plagiat facilité par l'IA.
349 % des étudiants en informatique préfèrent tricher plutôt que risquer l'échec, selon une enquête de 2025.
💡Pourquoi c'est importantL'intégrité académique est menacée par l'IA, remettant en question la valeur de l'éducation traditionnelle.
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L'analyse en français

Theo Baker, étudiant à l'université de Stanford, tire la sonnette d'alarme sur l'impact de ChatGPT sur l'intégrité académique. Selon lui, cet outil d'intelligence artificielle a exacerbé une culture de la tricherie déjà présente, transformant la malhonnêteté en norme sur le campus.

En réponse à cette situation préoccupante, Stanford a réintroduit au printemps 2026 des examens en personne surveillés et manuscrits, une pratique abandonnée depuis plus d'un siècle. Cette décision vise à contrer la montée du plagiat et de la tricherie, facilités par des outils comme ChatGPT. L'interdiction initiale des examens en personne visait à signaler la confiance dans l'honneur des étudiants. Désormais, la plupart des examens sont à nouveau manuscrits dans ce qu'on appelle des Blue Books.

Baker, qui obtiendra son diplôme en juin 2026, fait partie de la première promotion ayant étudié avec ChatGPT depuis son lancement en 2022. Dans un essai pour le New York Times, il décrit comment l'IA a poussé la culture d'intégrité académique de Stanford au-delà du point de non-retour.

Une culture de « juste un peu de fraude »

Avant même l'arrivée de Baker, Stanford était déjà associée à des scandales notoires impliquant des figures comme Elizabeth Holmes, Do Kwon, et les fondateurs de Juul. ChatGPT a rendu la tricherie plus accessible et lucrative, selon Baker. Un camarade a résumé l'ambiance du campus par « juste un peu de fraude », une expression que Baker utilise pour caractériser sa promotion.

Cette culture se manifeste par des comportements tels que le détournement de fonds de dortoir ou la simulation de maladies pour obtenir des crédits UberEats. Une enquête menée lors de leur troisième année a révélé que 49 % des étudiants en informatique préféraient tricher plutôt que risquer l'échec.

Un exemple frappant est celui d'un scandale de plagiat où des étudiants ont prétendu avoir réalisé une percée en IA avec Llama3-V, alors qu'il s'agissait d'un modèle volé, MiniCPM-Llama3-V2.5.

Des incitations déformées

Baker attribue cette culture de la tricherie à des incitations déformées. Les diplômés en informatique de Stanford ne sont plus assurés d'un emploi d'entrée de gamme, car ils doivent désormais rivaliser avec des modèles linguistiques. Parallèlement, des sommes colossales sont investies dans des startups d'IA, comme Perplexity, qui a atteint une valorisation d'un milliard de dollars en avril 2024 et 20 milliards de dollars en 2025.

Face à un marché de l'emploi incertain et à des camarades qui s'enrichissent rapidement, l'éducation devient secondaire pour de nombreux étudiants. ChatGPT, surnommé « Chat » par les étudiants, est devenu un outil quotidien, même pour des décisions personnelles, ce qui pourrait éroder la résilience cognitive.

Selon Baker, les universités n'étaient pas prêtes pour l'impact de l'IA, coincées entre un modèle éducatif classique et un avenir où l'intelligence humaine n'est plus unique.

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