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La startup américaine Joi fait sensation avec une offre d'emploi peu conventionnelle : rémunérer dix volontaires 2 000 dollars par mois pendant quatre semaines pour se masturber en suivant les consignes d'une intelligence artificielle. Cette annonce, qui pourrait passer pour une blague, est en réalité une stratégie sérieuse de la société pour explorer l'impact de ses technologies sur le bien-être.
Joi, spécialisée dans les compagnons virtuels dopés à l'IA, propose aux participants de tester une fonctionnalité de masturbation guidée alimentée par IA avec des scénarios vocaux. L'objectif de cette expérience est de mesurer les effets sur le stress, le sommeil et l'humeur des utilisateurs. Les participants devront documenter leur expérience à travers des rapports réguliers.
Le recrutement est ouvert à tous, sans distinction de genre, et les candidats intéressés doivent remplir un questionnaire en ligne. Dans un ton humoristique, Joi précise qu'aucune référence n'est nécessaire pour postuler, ce qui a contribué à la viralité de l'annonce.
Joi n'est pas une inconnue dans le domaine des chatbots conversationnels. La plateforme héberge de nombreux avatars, souvent inspirés de personnalités réelles et hypersexualisées, et vise à combattre ce qu'elle appelle une "épidémie de solitude". La société affirme que les applications de compagnons virtuels ont connu une croissance spectaculaire ces trois dernières années. Malgré l'enthousiasme autour de ces technologies, des questions subsistent quant aux conséquences psychologiques de telles interactions virtuelles, et les études sur leur impact réel restent limitées.


