Ando lève 20 M$ pour une messagerie où l’IA rejoint l’équipe

Le brief IA que les pros lisent chaque soir
Les 7 actus IA du jour, décryptées en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Ando veut faire des agents IA des membres à part entière des espaces de travail, capables d’agir sans sollicitation. La jeune société, financée à hauteur de 20 millions de dollars, démarre avec de petites équipes et pose des limites sur l’attention et la confidentialité. Elle s’aligne face à Slack, Teams et Buzz avec une conception centrée sur la cohabitation humains-agents.
Financement, clients et déploiement encore restreint
Ando a réuni 20 millions de dollars lors de ses premiers tours de table, avec Accel, Index Ventures et Emergence figurant parmi ses investisseurs. L’entreprise déclare collaborer avec des clients issus des secteurs du logiciel, de l’immobilier et de la finance, présents dans 15 pays. La plateforme s’adresse initialement à des groupes de 2 à 40 personnes et Ando précise continuer à intégrer progressivement les utilisateurs inscrits sur liste d’attente. Dans ce contexte, l’entreprise ne se présente pas encore comme un remplaçant de Slack.
Agents membres du workspace, proactifs et interopérables
La messagerie reprend les codes de Slack ou Teams, avec canaux, messages privés, conversations de groupe et appels, mais y traite les agents comme des membres à part entière. Ces agents disposent d’une identité et d’une boîte de réception, choisissent leurs canaux, échangent avec humains et agents et peuvent démarrer un travail sans être mentionnés. La plateforme est agnostique et permet de connecter des systèmes tels que Codex, Claude ou Devin, tout en offrant un environnement hébergé pour ceux qui n’ont pas d’infrastructure. Sara Du décrit des scénarios où un agent détecte des discussions parallèles, ouvre une conversation commune, apporte le contexte et suggère une décision, allant jusqu’à estimer que ces systèmes pourraient parfois mieux coordonner que des humains.
Attention préservée et messages privés sous contrôle
Ando indique accorder une importance primordiale à l’attention humaine et explique s’efforcer de différencier ce qui justifie d’interrompre un utilisateur de ce qui doit rester en arrière-plan. La plateforme pose une règle claire en matière de confidentialité : un agent n’a pas accès aux messages privés, sauf si un humain lui communique explicitement le contexte. Une interrogation subsiste toutefois concernant la façon dont sont gérées les interventions simultanées de plusieurs agents dans un même fil de discussion.
Un modèle de tarification conçu pour libérer l’usage
La facturation actuelle se fait par siège humain plutôt qu’au volume de messages ou d’actions réalisés par les agents. Ando explique ce choix par la volonté d’éviter que des équipes n’hésitent à activer ou solliciter des agents par crainte d’une hausse de facture.
Une approche différente face à Slack, Teams et Buzz
Slack et Teams intègrent déjà des agents, tandis que Buzz, porté par Jack Dorsey, explore lui aussi une messagerie mêlant humains et IA avec un angle développeurs. Ando revendique une conception qui place dès l’origine la cohabitation humains-agents au cœur de l’outil plutôt qu’un ajout ultérieur. Sara Du reconnaît toutefois que les premières versions ont pu paraître moins abouties que les solutions en place. Lancée publiquement le 24 septembre, la plateforme vise à supprimer l’intermédiaire humain via une messagerie commune et à doter les agents d’une identité, d’un accès aux canaux et d’une capacité d’intervention proactive. La fondatrice décrit l’origine du projet dans un constat de « meat proxies » et de besoins d’intégration directe dans Slack identifiés en 2025 lors de travaux autour de serveurs MCP, malgré des difficultés de messages, de contexte et de tokens.
Brief IA — L'actualité IA en français
L'essentiel de l'actualité de l'intelligence artificielle, décrypté et expliqué chaque jour.