Données de travail : Google paie 10 millions, Handshake offre 30 000 dollars

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L’accès à des contenus professionnels devient un enjeu central de l’entraînement des modèles. Google a déboursé 10 millions de dollars pour des données de Spirit Airlines tandis que des offres directes, jusqu’à 30 000 dollars par personne, émergent pour des documents de qualité. Des conditions de partage et des réserves juridiques rappellent que ces informations ne sont pas aussi privées qu’on l’imagine.
Des millions pour des bases d’entreprise et des primes individuelles
Google a récemment payé 10 millions de dollars pour des données d’entreprise de Spirit Airlines, en faillite. Dans la même procédure, la startup Mercor a enchéri 7,5 millions de dollars pour ces informations. En parallèle, Handshake AI sollicite des personnes prêtes à vendre des contenus de travail et propose jusqu’à 30 000 dollars pour des documents écrits jugés de haute qualité. L’entreprise précise que les contributeurs doivent détenir ces documents et être autorisés à les partager. Des avocats rappellent que les données professionnelles ne sont pas aussi privées qu’on pourrait le croire, et la perspective de collectes directes ou d’achats d’actifs soulève des questions de conformité.
Les employés comme source directe d’entraînement
Elon Musk a informé des employés de SpaceX que leurs données serviraient à entraîner Grok. Il a affirmé lors d’une réunion générale récente que ce système « héritera de vos pensées et idées ». Plus largement, des entreprises peuvent mobiliser leurs propres effectifs pour fournir au modèle des exemples concrets issus de l’activité quotidienne.
Ce que recherchent les modèles : emails, messages, documents et workflows
Les contenus recherchés couvrent des emails, des messages internes et des documents produits par les salariés. Des environnements de travail simulés sont utilisés pour développer une expérience pratique, mais ils requièrent des données réelles et des flux de travail à analyser. Les modèles ont déjà largement exploité les textes publics et les retours d’utilisateurs sur les chatbots, d’où l’intérêt pour des corpus professionnels. Cette orientation suscite des réticences chez certains employés, qui refusent que leurs mouvements de souris ou leurs frappes soient captés.
Rémunérer les apports humains : acceptations, tarifs bas et refus
Des pratiques de rémunération existent déjà, comme lorsque Meta a payé des personnes pour sourire face à la caméra. Les réactions aux offres varient fortement : certaines personnes disent accepter pour 25 dollars de l’heure, tandis que d’autres refusent toute participation. Ces écarts montrent l’absence de consensus sur la valeur personnelle attribuée aux données et aux compétences mobilisées.
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