ESA et Mistral : IA spatiale sur infrastructure européenne

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L'Agence spatiale européenne et Mistral ont signé une lettre d'intention pour explorer l'usage de l'IA dans l'ingénierie et l'observation de la Terre. Trois axes de travail sont posés, avec la volonté d'un déploiement sur une infrastructure européenne assorti de garanties de sécurité, de traçabilité et d'auditabilité. L'accord prolonge des initiatives déjà en service à l'ESA, mais ne s'accompagne d'aucun calendrier ni budget.
Déploiement visé sur une infrastructure européenne avec garanties
L'ESA et Mistral souhaitent examiner la possibilité de déployer leurs outils d'intelligence artificielle sur une infrastructure européenne, en mettant l'accent sur la sécurité, la résilience, la traçabilité, l'auditabilité et la protection des données sensibles. La traçabilité doit permettre de comprendre comment une IA aboutit à un résultat, tandis que l'auditabilité vise à rendre possible une vérification externe de son fonctionnement. Pour l'ESA, il s'agit de conserver la maîtrise de l'infrastructure et des données, sans dépendre de fournisseurs extérieurs à l'Europe. À ce stade, la démarche reste exploratoire et aucun calendrier ni budget n'a été communiqué.
L’intelligence artificielle soutient l’accès aux connaissances et l’automatisation
L'intelligence artificielle doit faciliter l'accès aux connaissances techniques, automatiser certaines tâches répétitives et soutenir les décisions d'ingénierie, sans remplacer les humains. Deux outils sont déjà utilisés à l'ESA : Orbit, un assistant IA sécurisé pour les équipes d'ingénierie, et EVE, développé par le Φ-lab avec des partenaires européens pour interroger et interpréter les données d'observation de la Terre. Les trois axes de collaboration prévoient de croiser les données issues des satellites avec les modèles de Mistral, de développer des capacités d'IA spécifiques au secteur spatial, et de renforcer la formation et le partage de compétences entre les équipes des deux organisations.
Accord non contraignant, acteurs et contexte sectoriel
La lettre d'intention a été signée par Josef Aschbacher, directeur général de l'ESA, et Arthur Mensch, PDG de Mistral, prolongeant une collaboration déjà existante. Ce cadre n'est pas contraignant et sert de base préalable à d'éventuels projets communs. Josef Aschbacher considère que l'IA devient une capacité essentielle pour l'avenir du secteur spatial, alors que l'ESA mène déjà des projets opérationnels et de recherche dans ce domaine. Arthur Mensch souhaite transformer les données de l'ESA en services utiles pour l'industrie spatiale grâce à la technologie de Mistral, présentée comme adaptable à différents besoins. Mistral a récemment conclu d'autres accords similaires avec des acteurs français et européens, dont un partenariat avec Airbus annoncé fin mai, couvrant l'aviation commerciale, la défense et l'espace.
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