Meta échoue à acquérir Manus : Pékin impose son veto

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Meta échoue à acquérir Manus : Pékin impose son veto
En décembre dernier, Meta avait réussi à conclure un accord pour l'acquisition de Manus, une start-up chinoise spécialisée dans l'intelligence artificielle, pour un montant avoisinant les 2 milliards de dollars. Manus, reconnue pour son agent autonome d'IA capable de réaliser des tâches complexes avec une supervision humaine minimale, avait suscité l'intérêt de nombreux acteurs du secteur avant d'être convoitée par Meta. Cependant, cette transaction n'a pas reçu l'approbation des autorités chinoises, qui ont décidé de bloquer l'opération dès le mois d'avril. Cette opposition est désormais officielle, mettant un terme aux ambitions de Meta.
Suite à cette décision, Manus a annoncé qu'elle reprendrait son indépendance, se détachant ainsi de Meta. Cette annonce confirme la volonté de la Chine de garder le contrôle sur ses entreprises technologiques stratégiques. Manus a publié une déclaration à l'intention de ses utilisateurs, affirmant que l'entreprise redeviendra bientôt indépendante, ce qui lui permettra de continuer à servir ses millions d'utilisateurs à travers le monde.
Dans une foire aux questions qui a suivi cette annonce, Manus a brièvement expliqué les raisons de ce retour à l'indépendance. La start-up a indiqué que cette décision s'inscrit dans le cadre de sa séparation d'avec Meta, une étape nécessaire pour se conformer aux réglementations en vigueur dans certaines régions du monde. Cette déclaration souligne les contraintes réglementaires imposées par Pékin.
Les dirigeants de Manus ont subi une forte pression de la part des autorités chinoises. Dès les premiers mois de l'année, il était peu probable que l'issue de cette affaire soit différente. En mars, le Financial Times rapportait que les cofondateurs de Manus, Xiao Hong et Ji Yichao, avaient été interdits de quitter la Chine pendant l'examen du dossier. Toujours selon le même média, Tencent, un géant technologique chinois, était en pourparlers avec Meta pour racheter ses parts dans Manus pour un montant similaire à celui initialement convenu.
Cette situation marque également la fin d'une pratique courante parmi certaines start-ups chinoises, qui consiste à s'installer à Singapour pour bénéficier d'une plus grande liberté que sur le continent chinois. Ce phénomène, surnommé "Singapore-washing", a été toléré par la Chine pendant un certain temps, mais semble désormais remis en question par l'affaire Manus.
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