Meta réduit ses impôts de 3,9 milliards de dollars grâce à l'IA

Le brief IA que les pros lisent chaque soir
Les 7 actus IA du jour, décryptées en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Meta réduit sa facture fiscale américaine via le crédit d’impôt recherche, en qualifiant ses centres de données IA de « modèles pilotes » et ses achats de puces Nvidia de dépenses expérimentales. L’entreprise est devenue le principal bénéficiaire du dispositif, tout en admettant des risques juridiques dans ses dépôts. Son auditeur EY a approuvé et diffusé l’approche, alors que les projets dévoilés par Mark Zuckerberg affichent des puissances de plusieurs gigawatts.
Risques reconnus par Meta et feu vert d’EY
Meta indique dans ses dépôts que ses économies issues du crédit d’impôt pourraient être contestées, et a accru de 45 % ses réserves pour positions fiscales incertaines, à 18,74 milliards de dollars. Des comptables internes jugent la stratégie juridiquement risquée. EY, auditeur de Meta, a validé l’approche, contribué à sa mise en place et la propose désormais à d’autres groupes pour compenser leurs achats de puces IA. Même en cas de reprise par l’IRS, l’entreprise ressortirait probablement gagnante car le capital aurait été investi entre-temps, avec un effet favorable sur le cours. Le crédit d’impôt remonte à 1981. Son promoteur, le congressman James Shannon, rappelle qu’il visait la « puissance humaine, la connaissance, l’information » et estime que l’usage qui en est fait dépasse largement l’intention initiale.
Le mécanisme retenu et les économies réalisées
La stratégie de Meta consiste à mobiliser le crédit d’impôt recherche fédéral en qualifiant ses centres de données IA de « modèles pilotes » et les puces Nvidia de matériaux expérimentaux. Selon les montants rapportés, l’entreprise a économisé 700 millions de dollars en 2023, puis 2 milliards l’année suivante et 3,9 milliards en 2025, devenant ainsi le premier bénéficiaire du dispositif parmi les sociétés cotées. Meta affirme en parallèle avoir consacré 200 milliards de dollars à la R&D sur les cinq dernières années. Les installations ainsi classées restent présentées comme des « modèles pilotes » à des fins fiscales.
Des infrastructures géantes présentées comme « pilotes »
Mark Zuckerberg a fait part de son intention d’allouer plusieurs centaines de milliards de dollars au calcul afin de développer une superintelligence, basée sur différents clusters totalisant plusieurs gigawatts. Le premier cluster, Prometheus, fonctionne déjà en partie. Un second, Hyperion, est annoncé pour atteindre 5 GW au fil du temps. En janvier 2025, il a précisé que ces centres alimenteraient les produits et l’activité du groupe et a présenté un projet de site de plus de 2 GW, décrit comme couvrant une part significative de Manhattan. En juin 2026, Meta détaillait une infrastructure s’appuyant sur Nvidia, AMD, AWS, Arm et Broadcom, ainsi que sur ses propres puces MTIA. Zuckerberg a assuré disposer du capital nécessaire pour mener ces plans.
Brief IA — L'actualité IA en français
L'essentiel de l'actualité de l'intelligence artificielle, décrypté et expliqué chaque jour.