Trump signe un accord sur la Super Intelligence sans sanctions

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À la Maison Blanche, Donald Trump a réuni Elon Musk, Jensen Huang, Mark Zuckerberg et Dario Amodei pour parler sécurité de l’IA. Un accord baptisé « Super Intelligence » a été signé et publié, sans dispositif légal d’application. En parallèle, un décret demande aux agences fédérales d’employer « S.I. » à la place de « IA » lorsque la loi le permet.
Faute dans l’accord publié et signatures contrastées
Donald Trump a diffusé sur Truth Social un document intitulé « Accord de la Maison Blanche sur la Super Intelligence ». Sous sa signature figurait la mention « Président des Unites States », déclenchant des moqueries en ligne. Un gros plan des signatures des dirigeants a montré des paraphes majoritairement classiques, tandis que celle de Greg Brockman, d’OpenAI, se limitait aux lettres minuscules « gdb ».
Un décret impose « Super Intelligence » dans les écrits officiels
Quelques heures avant la conférence de presse, Donald Trump a signé un décret demandant aux agences fédérales de remplacer « Intelligence Artificielle » et « IA » par « Super Intelligence » et « S.I. » dans les communications officielles, lorsque cela est juridiquement possible. Il a justifié ce choix en affirmant ne pas aimer le mot « artificiel », jugé « faux ». Au micro, Elon Musk s’est brièvement repris pour employer « S.I. » à la place d’« IA ».
Ce que prévoit l’accord et ce qu’il ne peut pas imposer
Les entreprises doivent déployer des contrôles de sécurité internes, les faire évaluer par des auditeurs externes, puis soumettre les rapports à un examen indépendant par un conseil. Il ne comporte toutefois aucun mécanisme d’application légal. Donald Trump a présenté l’engagement comme « moralement contraignant » et a évoqué un « auto-contrôle énorme » des entreprises, ainsi que la possible création d’un comité d’environ 10 personnes pour superviser l’ensemble. Il a aussi décrit le document signé par des dirigeants, dont Sundar Pichai et Greg Brockman, comme une forme de « constitution » pour le secteur.
Amodei s’exprime sur risques et bénéfices, Trump varie le ton
Après avoir auparavant critiqué Dario Amodei pour ses appels à plus de sécurité et à un rythme de développement plus lent, Donald Trump l’a qualifié de « fantastique » et a lancé avant son intervention : « Tout ce qu’il dit est acceptable. Faites attention. » Dario Amodei a affirmé que l’IA présentait des « bénéfices incroyables » mais aussi des « risques très réels », appelant à une collaboration entre entreprises et gouvernement afin que les États-Unis puissent « gagner en toute sécurité ». Pendant qu’il parlait, Donald Trump et Mark Zuckerberg, debout derrière lui, ont échangé des murmures, puis ont ri. Ce moment intervenait à l’issue d’un déjeuner réunissant notamment Elon Musk, Jensen Huang, Mark Zuckerberg et Dario Amodei.
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