Brief IA : À Dublin, Demis Hassabis mise sur l’IA face au climat

À Dublin, Demis Hassabis mise sur l’IA face au climat

Brief IA
Tom Levy·3 min

À Dublin, Demis Hassabis a mis en avant le potentiel de l'IA pour la modélisation climatique, les énergies renouvelables et la découverte de nouveaux matériaux, sans aborder le sujet de l'AGI. Il a également évoqué Gemini 4 Argon et la controverse sur l'équation de Navier–Stokes, tout en défendant l'impact positif de l'IA sur les enjeux climatiques malgré les préoccupations concernant son empreinte énergétique.

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En bref
1Demis Hassabis a défendu à Dublin le potentiel de l’IA pour la modélisation climatique, les énergies renouvelables et la découverte de nouveaux matériaux
2Il n’a pas abordé l’AGI, contrairement à son intervention de mai lors de Google I/O
3Il a évoqué Gemini 4 Argon et la controverse sur l’équation de Navier–Stokes
💡Pourquoi c'est important — L’intervention illustre la stratégie de Google DeepMind de mettre en avant l’impact positif de l’IA sur les enjeux climatiques, tout en éludant les critiques sur sa soutenabilité.

Interrogé sur l’empreinte énergétique de l’IA, Demis Hassabis a défendu à Dublin la capacité des systèmes d’IA à accélérer la modélisation climatique, les énergies propres et la recherche de matériaux. Il n’a pas fourni de mise à jour sur l’AGI, sujet qu’il exaltait en mai lors de Google I/O, et a brièvement cité Gemini 4 Argon et la polémique sur Navier–Stokes.

Climat et énergie : l’IA comme levier annoncé par Hassabis

Interrogé à la fin de son intervention sur la durabilité de l’IA, Demis Hassabis a été confronté à la question de la forte demande en centres de données énergivores, qui entraîne une hausse de la demande pour les centrales à combustibles fossiles, identifiées comme un facteur clé de la crise climatique. Il n’a pas reconnu, lors de cet échange, les pressions exercées par ces infrastructures sur le réseau électrique et les ressources naturelles. Il a préféré insister sur le potentiel des systèmes d’IA pour soutenir la modélisation du climat et de la météo, et s’est montré optimiste quant aux avancées possibles dans les technologies vertes et les énergies renouvelables. En se projetant plus loin, il a cité l’aide attendue de l’IA pour le confinement du plasma de fusion, la découverte de nouveaux matériaux comme les supraconducteurs, ainsi que l’amélioration des batteries et des matériaux solaires, réaffirmant que l’IA pourrait fournir la technologie nécessaire pour s’attaquer au défi climatique.

Domaines de performance et limites : mathématiques, code et « boucles réelles »

Demis Hassabis a détaillé les domaines où l’IA excelle déjà, citant les mathématiques, la programmation et des jeux comme le Go et ceux d’Atari. Il a opposé ces succès aux défis des sciences physiques et naturelles, qui, selon lui, nécessitent des « boucles réelles » de créativité, de jugement, d’intuition et de curiosité pour formuler des hypothèses et ouvrir des pistes de recherche. Il a également souligné qu’en science, le plus difficile est de poser et d’articuler la bonne question, davantage encore que d’en trouver la réponse.

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AGI : enthousiasme de mai, silence à Dublin

À Dublin, Demis Hassabis n’a pas abordé l’AGI ni fourni de point d’étape, cinq mois après avoir longuement développé le sujet lors de Google I/O à Mountain View en mai. À l’époque, il décrivait l’AGI comme une notion difficile à définir, visant une IA aux capacités intellectuelles humaines, la qualifiait de « contrefort de la singularité » et la disait à portée de main. Son intervention en Irlande n’a pas comporté de mise à jour sur ces ambitions.

Format de l’intervention et autres signaux envoyés

L’intervention de Demis Hassabis, d’une durée de 20 minutes et programmée après celle d’Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, s’inscrivait dans le cadre de l’International AI Summit de Dublin. Il y a réaffirmé sa conviction que l’IA pourra fournir la technologie pour traiter le défi climatique. Il a brièvement mentionné le lancement du modèle Gemini 4 Argon et la controverse autour de l’affirmation d’OpenAI concernant la résolution de l’équation de Navier–Stokes, présentée comme l’un des problèmes mathématiques les plus difficiles de l’histoire. Par ailleurs, il a été rappelé qu’en 2024, Demis Hassabis, John Jumper et David Baker ont reçu le Prix Nobel de chimie pour des travaux sur un modèle d’IA capable de prédire les structures protéiques.

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