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Andrew Yang, ancien candidat à la présidence des États-Unis, a récemment exprimé ses préoccupations concernant l'impact potentiel de l'intelligence artificielle sur l'économie américaine. Lors d'une interview sur le podcast "Hard Fork" du New York Times, Yang a souligné que l'IA pourrait exacerber les inégalités économiques à un niveau "épique et sans précédent".
Yang, qui avait fait campagne pour un revenu de base universel lors de l'élection présidentielle de 2020, estime qu'une telle politique est "nécessaire" pour contrer les effets de l'automatisation sur le marché du travail. Il a rappelé que son programme, le Freedom Dividend, proposait de verser 1 000 dollars par mois à chaque adulte américain, sans condition.
Un avenir incertain pour les travailleurs
Les licenciements liés à l'IA touchent déjà le marché du travail américain, et Yang craint que les conséquences ne soient substantielles. Selon lui, l'essor de l'IA pourrait conduire à une concentration accrue de la richesse, avec l'émergence de nouveaux milliardaires, voire trillionnaires, tandis que de nombreuses familles américaines pourraient se retrouver en difficulté. "Nous allons avoir notre premier trillionnaire", a-t-il affirmé, ajoutant que les personnes au sommet de la hiérarchie économique deviendront encore plus riches.
Yang a décrit un scénario où les jeunes diplômés, malgré leurs efforts académiques, pourraient se retrouver sans emploi, accablés par des prêts étudiants et contraints de vivre chez leurs parents, ce qui pourrait entraîner une dépression.
Un débat sur le revenu de base
Le concept de revenu de base universel divise les législateurs. Certains y voient un moyen de renforcer la stabilité économique, tandis que d'autres craignent qu'il ne décourage le travail et soit trop coûteux. Yang avait déjà fait face à des critiques, notamment de la part du sénateur Bernie Sanders, qui préconisait plutôt des emplois fédéraux garantis pour répondre à l'automatisation.
Taxer l'IA pour redistribuer les richesses
Yang propose également une taxe sur l'IA pour réduire les écarts de revenus. Il a affirmé qu'il devrait "100%" y avoir une taxe sur l'IA, suggérant que les revenus générés par cette taxe soient redistribués aux travailleurs. "Nous devrions essayer de trouver des moyens de ne pas taxer le travail humain", a-t-il déclaré, préconisant de taxer l'IA et les robots à la place.
Le soutien de la Big Tech
Des figures influentes de la Big Tech, comme Elon Musk, soutiennent également l'idée d'un revenu de base universel. Musk a récemment déclaré qu'un "revenu élevé universel" serait la meilleure réponse au chômage causé par l'IA, ajoutant que l'IA et la robotique produiront des biens et services sans provoquer d'inflation.

