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Andrew Yang : un plaidoyer pour une fiscalité adaptée à l'ère de l'IA
Andrew Yang, ancien candidat à la présidence et fondateur du Forward Party, a récemment exprimé son inquiétude quant à la manière dont les États-Unis imposent actuellement les travailleurs. Selon lui, alors que l'intelligence artificielle (IA) remplace de plus en plus d'emplois, il est temps de revoir le système fiscal. Yang propose de cesser de taxer les travailleurs humains et de commencer à imposer les systèmes d'IA qui prennent leur place.
Yang a souligné que des experts en IA lui ont confié que les avancées prévues dans les six prochains mois pourraient dépasser celles de la dernière décennie. Cette perspective a également été partagée par des personnalités influentes comme le milliardaire Vinod Khosla et le sénateur Bernie Sanders, qui ont tous deux suggéré de réorienter les taxes du travail humain vers les technologies émergentes.
Une fiscalité en phase avec les transformations technologiques
Selon Yang, le système fiscal actuel des États-Unis cible les mauvaises priorités. Dans une interview accordée à CNBC, il a expliqué que traditionnellement, les taxes sont appliquées sur des éléments que l'on souhaite réduire. Ainsi, avec l'essor de l'IA, il serait plus logique de taxer les entreprises qui profitent de l'automatisation, plutôt que de pénaliser le travail humain.
Yang a cité Dario Amodei, PDG d'Anthropic, qui a mis en garde contre le potentiel de l'IA à automatiser jusqu'à 50 % des emplois de bureau de niveau débutant dans les cinq prochaines années. Amodei a même suggéré que les entreprises d'IA devraient être soumises à des taxes spécifiques. Yang a noté que c'est rare de voir un PDG demander à être taxé, mais cela montre que les leaders technologiques anticipent une possible réaction sociale.
L'impact de l'IA sur le marché du travail
L'appel de Yang intervient dans un contexte de licenciements massifs dans le secteur technologique, souvent attribués à l'impact de l'IA. Au cours des deux dernières années, de nombreuses entreprises ont annoncé des réductions d'effectifs, justifiées par une restructuration pour s'adapter à l'ère de l'IA. Récemment, Atlassian a supprimé 1 600 postes, son PDG évoquant un repositionnement stratégique.
Yang a récemment assisté à une conférence sur l'IA, où il a été frappé par les prévisions de développement rapide dans le domaine. Il a mentionné une entreprise qui vend des outils de codage autonomes et dont le chiffre d'affaires a été multiplié par 100 en seulement un an. Cette croissance rapide pourrait signifier que les budgets technologiques, auparavant alloués aux ingénieurs humains, seront de plus en plus absorbés par l'IA.
Yang a averti qu'il y a zéro chance que cette transition ne soit pas difficile pour des millions de personnes. Cette transformation du marché du travail pourrait entraîner des défis considérables pour les travailleurs humains.
Vers un nouveau contrat social
La proposition de Yang s'inscrit dans un débat plus large sur la fiscalité du travail humain. Vinod Khosla, dans un post récent, a suggéré que si l'IA continue d'éliminer des emplois, il pourrait être judicieux de supprimer les impôts sur le revenu pour la majorité des Américains et de se concentrer sur le capital. Bernie Sanders a également proposé une "taxe sur les robots" pour les entreprises qui utilisent l'IA pour remplacer les travailleurs.
Yang a averti que le "contrat social implicite" des États-Unis est en train de se fissurer. Selon lui, il est crucial de repenser la fiscalité pour s'assurer que les bénéfices de l'IA ne se fassent pas au détriment des travailleurs humains.
