Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Un juge remet en question l'administration Trump sur Anthropic
Lors d'une audience qui s'est tenue jeudi, un juge a exprimé des doutes quant à la validité des preuves fournies par l'administration Trump pour justifier l'étiquetage d'Anthropic comme un risque d'approvisionnement. Cette désignation visait à empêcher le gouvernement fédéral d'utiliser les technologies développées par l'entreprise.
Le conflit a pour origine des négociations contractuelles infructueuses entre Anthropic et le Département de la Défense (DOD). Anthropic a clairement indiqué qu'elle ne souhaitait pas que ses technologies d'intelligence artificielle soient employées pour la surveillance de masse des citoyens américains ou pour des décisions militaires impliquant des armes létales. L'entreprise estime que sa technologie n'est pas encore prête pour de telles applications. De son côté, le Pentagone a répliqué qu'une entreprise privée ne devrait pas imposer ses conditions sur l'utilisation militaire des technologies, affirmant que celles-ci seraient utilisées de manière "légale".
Le gouvernement a également avancé que les critiques publiques d'Anthropic envers le DOD justifiaient l'interdiction. Cependant, la juge de district Rita Lin a jugé cette logique "vraiment préoccupante", soulignant qu'elle pourrait créer un précédent dangereux de représailles contre les entrepreneurs fédéraux qui expriment leur désaccord avec l'administration.
En outre, le DOD a exprimé des craintes qu'Anthropic puisse désactiver ou altérer ses modèles d'IA pendant des opérations militaires. Toutefois, des experts ont jugé ces préoccupations infondées, et la juge Lin a convenu qu'il n'existait aucune preuve qu'Anthropic puisse modifier un modèle livré ou activer un "interrupteur de destruction".
Cette audience s'inscrit dans le cadre de l'une des deux poursuites qu'Anthropic a intentées contre le DOD en mars, contestant à la fois l'interdiction et la désignation de risque. La seconde affaire est actuellement examinée à Washington.
La juge Lin, qui avait temporairement suspendu l'interdiction en mars, doit maintenant décider si cette ordonnance doit être rendue permanente.






