Anthropic défend auprès de parlementaires américains un projet de loi visant à suspendre des modèles d’IA au-delà de seuils de dommages et de victimes. Les principes d’un cadre publié en juin par l’entreprise sont repris et alignés sur la loi californienne signée en 2025, selon une description communiquée à des élus.
Le texte se rapproche de la loi californienne signée en 2025
Le projet de loi soutenu par Anthropic reprend des formulations proches de celles de la loi californienne sur l’IA, signée en 2025. Dès juin, Anthropic recommandait d’adopter la définition des « risques catastrophiques » utilisée en Californie dans son propre cadre de propositions. Les dirigeants d’Anthropic et d’OpenAI se sont également prononcés pour un ralentissement du développement des modèles d’IA de pointe à l’échelle internationale, afin de permettre à l’industrie d’adapter ses garde-fous.
Un pouvoir de blocage fédéral conditionné à des seuils
La proposition d’Anthropic donnerait au gouvernement américain la possibilité de bloquer le développement et l’utilisation d’un modèle d’IA si certains seuils de risque sont atteints. Ce mécanisme s’appliquerait si un modèle présente un risque prévisible et imminent de dommages dépassant 1 milliard de dollars, ou s’il peut entraîner plus de 50 décès ou blessures graves.
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Des menaces visées : biologique, perte de contrôle, cyber
Les risques pris en compte dans le projet incluent les menaces biologiques, les situations où un modèle échapperait au contrôle de l’entreprise qui le développe, ainsi que les cyberattaques.
Un plaidoyer structuré par un cadre publié en juin
Anthropic cherche à faire valoir sa vision de la régulation de l’IA auprès du Congrès américain. Des représentants de l’entreprise ont présenté un projet de loi à des membres du Congrès, qui s’appuie sur les propositions d’un cadre publié en juin. Selon un porte-parole, Anthropic défend ces propositions auprès de législateurs fédéraux et étatiques. Ce cadre détaille ce que l’entreprise estime que les gouvernements devraient entreprendre à court terme face aux risques majeurs liés à l’IA de pointe, et il est disponible sur le site d’Anthropic. L’entreprise développe des modèles d’IA avancés, dont le chatbot Claude, et alerte régulièrement sur les risques associés à cette technologie.




