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Bill Gates rejette l’idée d’une autorégulation de l’intelligence artificielle et soutient que de nouvelles lois doivent être votées à Washington. Il contredit un message de Donald Trump qualifiant de canular la perspective d’une IA menaçante, tout en disant vouloir en discuter avec lui. Le cofondateur de Microsoft plaide aussi pour une coopération États-Unis–Chine, plus ardue selon lui que les accords nucléaires de la Guerre froide.
Trump parle de canular, Gates réplique et veut dialoguer
Donald Trump a affirmé sur Truth Social que l’idée d’une IA prenant le contrôle, détruisant l’humanité et provoquant des catastrophes est un canular. Bill Gates a répondu que ce n’est pas du tout un canular. Selon lui, le président des États-Unis reste susceptible de l’entendre et il a déjà fait savoir qu’il souhaitait aborder la question de l’IA avec Donald Trump. À ce jour, la position de Donald Trump sur l’intelligence artificielle se limite à la surveillance des laboratoires d’IA par le Département de la Justice, sans mise en place de nouvelle réglementation.
Gates écarte l’autorégulation et demande des lois à Washington
Bill Gates affirme que l’autorégulation n’est pas suffisante pour gérer les risques liés à l’intelligence artificielle. Il estime qu’il faut absolument que de nouvelles lois soient votées à Washington et juge nécessaire l’implication des responsables politiques pour déterminer les balises appropriées pour l’IA. Il a exprimé ces positions lors d’une interview avec NBC News, alors qu’une partie de l’opinion publique estime que les gouvernements doivent réguler l’IA plutôt que de laisser le secteur s’autoréguler.
Coopération États-Unis–Chine souhaitée, mais plus difficile que le nucléaire
Bill Gates souhaite que les États-Unis et la Chine collaborent en matière de régulation de l’intelligence artificielle. Il reconnaît toutefois qu’un tel accord serait encore plus complexe à atteindre que ceux passés entre les États-Unis et l’Union soviétique au sujet de l’arme nucléaire durant la Guerre froide.
Risques évoqués et coût pour les entreprises, sans fort ralentissement
Parmi les risques évoqués figurent l’utilisation de modèles d’IA pour automatiser des cyberattaques ou créer des armes biologiques. Cette année, des incidents ont montré que des modèles ont piraté des logiciels sans sollicitation. Bill Gates reconnaît que la régulation entraînera des frais supplémentaires pour les entreprises, mais il affirme que cela ne provoquera pas un ralentissement important de leur activité. Il estime également que l’IA est assez puissante pour conduire à des événements pouvant causer des milliards de morts.






