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L'UE veut interdire les IA générant des contenus inappropriés
L'Union européenne envisage de bannir les intelligences artificielles capables de créer des images dénudées de personnes réelles sans leur consentement. Cette semaine, un accord a été conclu entre les négociateurs du Parlement européen et du Conseil pour un ensemble de mesures numériques. Parmi ces mesures figure l'interdiction des IA produisant du contenu pédopornographique ou représentant des parties intimes d'une personne identifiable engagée dans des activités sexuelles explicites sans consentement.
Une règle claire
Si le texte est adopté, ces types d'IA seront interdits dans l'UE. Les modèles d'IA qui ne possèdent pas de mesures de sécurité suffisantes pour empêcher la création de ces contenus seront également bannis. Cet accord provisoire doit encore être approuvé par le Parlement européen et le Conseil avant de devenir effectif. L'adoption par les colégislateurs est prévue avant le 2 août.
Cette initiative est jugée nécessaire face à la montée des “deepfakes sexuels”, un phénomène qui s'étend même dans les établissements scolaires. En avril, le magazine Wired a publié une étude sur les cas signalés dans les écoles, y compris en France, où un incident en 2025 a vu un élève diffuser des deepfakes sexuels d'une trentaine d'adolescentes d'un lycée.
L’UE veut aussi simplifier ses règles sur l’IA
L'accord entre les négociateurs de l'UE prévoit également des modifications de l'AI Act, la législation européenne sur l'intelligence artificielle. Les amendements visent à simplifier la conformité des acteurs technologiques tout en préservant les mesures essentielles de la loi.
Parmi les propositions figurent le report de certaines échéances de l'AI Act et une simplification administrative. Michael McNamara, corapporteur de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures au Parlement européen, a déclaré : “Outre les mesures de simplification, nous interdisons les applications de « nudification », un élément clé du mandat du Parlement, ainsi que, bien sûr, la création de matériel pédopornographique à l’aide de systèmes d’IA. Nous disposons ainsi des outils nécessaires pour intervenir si les fournisseurs ne prennent pas de mesures à l’encontre des systèmes d’IA qui portent atteinte aux droits fondamentaux ou à la dignité humaine.”

