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Uber dépasse son budget IA bien avant 2026
D'après The Information, Uber Technologies a déjà consommé l'intégralité de son budget dédié à l'intelligence artificielle pour l'année 2026, et ce, seulement quelques mois après le début de l'exercice. Praveen Neppalli Naga, le directeur technique de l'entreprise, a expliqué que l'utilisation intensive des outils de génération de code, notamment Claude Code développé par Anthropic, a précipité cette situation.
Dans une interview récente, Praveen Neppalli Naga a décrit une organisation où l'IA est déployée à tous les niveaux. Cette intégration se manifeste par l'accélération du développement logiciel, l'automatisation du service client via des agents, et l'intégration directe dans les produits destinés aux chauffeurs et utilisateurs. Cette approche « AI-first » transforme l'IA en une ressource consommée en continu, plutôt qu'un simple investissement ponctuel.
L'usage intensif des outils de génération de code est devenu essentiel pour Uber, notamment pour corriger les bugs et itérer rapidement. Cependant, cette dépendance rend difficile la gestion des coûts, car plus l'IA améliore la productivité, plus elle augmente la consommation de ressources. Dans une entreprise de la taille d'Uber, cet effet rebond est particulièrement difficile à maîtriser.
Pour Uber, l'optimisation économique passe après l'avantage compétitif. Le dépassement du budget IA est donc perçu comme un choix stratégique, où la priorité est donnée à l'accélération technologique plutôt qu'à la maîtrise des coûts. Une question structurante demeure : Uber pourra-t-il maintenir ce modèle d'usage intensif sans repenser en profondeur sa stack, voire sans internaliser une partie de ces capacités pour en reprendre le contrôle économique ?
Meta utilise les données internes pour ses IA
Meta Platforms a décidé de collecter les mouvements de souris, clics et frappes clavier de ses employés sur certains outils internes pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle, selon Reuters. Cette initiative vise à développer des agents capables de reproduire des comportements réels d'utilisateurs, en se basant sur des séquences d'actions plutôt que sur des contenus.
Cette approche marque une transition vers une IA d'exécution, où la donnée comportementale devient centrale. Meta assure que ces données ne seront pas utilisées pour évaluer individuellement les employés, mais n'exclut pas la possibilité qu'elles servent à automatiser certaines tâches actuellement réalisées par les salariés.
Parallèlement, Meta prévoit de supprimer 8 000 postes à partir du 20 mai, soit près de 10 % de ses effectifs, dans le cadre d'une réorganisation axée sur l'intelligence artificielle.
Emmanuel Marill à la tête d'OpenAI pour la région EMEA
OpenAI a nommé Emmanuel Marill au poste de directeur général pour la région EMEA, un rôle nouvellement créé et basé à Paris. Ancien dirigeant d'Airbnb, Marill sera chargé de promouvoir l'adoption de ChatGPT dans une région comptant déjà plus de 120 millions d'utilisateurs mensuels.
Avec une expérience chez LVMH, Roland Berger, Groupon et Meta Platforms, Marill devra naviguer dans un environnement européen complexe, marqué par le Digital Services Act et l'AI Act. Il devra également renforcer la position d'OpenAI face à des concurrents comme Anthropic.

