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Une innovation née de la nécessité
Rosie, une chienne diagnostiquée avec un cancer incurable, a défié les pronostics grâce à un vaccin anticancéreux à ARNm. Ce traitement innovant a été conçu par son propriétaire, Paul Conyngham, avec l'aide de ChatGPT, un outil d'intelligence artificielle. En 2024, les vétérinaires avaient annoncé à Paul que Rosie n'avait plus que quelques mois à vivre. Déterminé à sauver son animal, cet entrepreneur en technologie basé à Sydney s'est lancé dans une quête scientifique malgré son manque de formation en biologie.
L'IA au service de la médecine vétérinaire
Paul a utilisé ChatGPT pour développer un plan d'action précis. L'outil d'IA l'a guidé dans l'identification des analyses nécessaires et des technologies pertinentes, ainsi que dans la mise en relation avec des chercheurs. Il a ainsi contacté le Ramaciotti Centre for Genomics de l'Université de New South Wales (UNSW) pour séquencer l'ADN de la tumeur de Rosie. Cette étape cruciale a coûté environ 3 000 dollars australiens.
Un processus collaboratif et innovant
Après avoir obtenu les séquences ADN, Paul a comparé l'ADN sain et tumoral pour identifier les mutations spécifiques au cancer de Rosie. Des outils d'IA comme AlphaFold ont été utilisés pour modéliser la structure des protéines mutées, permettant d'identifier des cibles thérapeutiques. En novembre 2024, Paul a documenté les progrès de Rosie, avec l'aide de ChatGPT pour transformer ces résultats en un cahier des charges détaillé.
Ce cahier des charges comprenait une liste de néo-antigènes à cibler et un format de vaccin à ARNm adapté. Avec les équipes de l'UNSW RNA Institute et l'expert en nanomédecine Palli Thordarson, le vaccin a été rapidement développé. Paul a également dû rédiger un dossier éthique de cent pages pour obtenir l'autorisation d'administrer ce vaccin expérimental à Rosie.
Des résultats encourageants
Rosie a reçu sa première injection en décembre 2025, suivie de rappels. Selon Paul et les chercheurs, la tumeur principale de Rosie a rétréci de 50 à 75 %, et son état général s'est amélioré. Palli Thordarson a cependant précisé que, bien que cela n'ait peut-être pas guéri Rosie, cela a permis de prolonger sa vie.
Une perspective prometteuse
L'histoire de Rosie soulève des questions sur la réglementation des traitements vétérinaires et la possibilité de démocratiser la conception de vaccins contre le cancer. Bien que ce cas soit isolé, il ouvre la voie à des recherches plus approfondies pour confirmer ces résultats prometteurs.

