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Google révolutionne ses TPU avec la 8ème génération
Lors de la conférence Cloud Next '26, Google a introduit ses TPU de huitième génération, marquant une avancée significative dans le domaine de l'intelligence artificielle. Pour la première fois, Google a décidé de diviser ses Tensor Processing Units en deux catégories distinctes : les TPU 8t, dédiés à l'entraînement, et les TPU 8i, conçus pour l'inférence. Cette séparation permet à Google de répondre à la demande croissante d'inférence, notamment pour les agents IA qui nécessitent des capacités de planification, d'action et d'apprentissage en boucle.
Contrairement à Nvidia, qui se concentre sur la performance brute de chaque puce, Google mise sur l'échelle. En effet, les TPU de Google peuvent être connectés en clusters massifs, atteignant jusqu'à un million de puces grâce à l'utilisation de commutateurs optiques et du réseau Virgo. Cette approche permet à Google de surmonter les limitations des connexions Ethernet ou InfiniBand plus lentes, offrant ainsi un taux de "goodput" d'environ 97 %, ce qui signifie que les puces passent la majorité de leur temps à s'entraîner plutôt qu'à attendre des données.
The Register souligne que les futurs GPU Rubin de Nvidia offrent plus de puissance de calcul et une bande passante mémoire supérieure par puce que le TPU 8t. Cependant, l'avantage de Google réside dans sa capacité à relier efficacement un grand nombre de puces. Google utilise des commutateurs optiques pour relier 9 600 TPU dans un seul pod, et son système de stockage Lustre géré pousse les données directement dans la mémoire des accélérateurs.
Les TPU 8i, quant à eux, sont optimisés pour l'inférence avec une augmentation de la SRAM sur puce et un HBM plus rapide. Cela permet de conserver davantage de mémoire cache clé-valeur directement sur la puce, évitant ainsi que les cœurs ne restent inactifs en attendant des données. De plus, un moteur d'accélération collective a été développé pour améliorer les performances des modèles de mélange d'experts, et une nouvelle topologie réseau, appelée Boardfly, réduit la latence entre les puces.
Les deux TPU fonctionnent désormais pour la première fois sur les CPU Axion basés sur Arm de Google, ce qui représente une intégration technologique majeure.
La plateforme Gemini Enterprise pour des agents IA autonomes
En parallèle, Google a lancé la Gemini Enterprise Agent Platform, qui regroupe ses services IA existants sous une nouvelle forme. Cette plateforme repose sur Vertex AI et offre des outils innovants pour la création et l'exécution d'agents IA. Les développeurs peuvent désormais utiliser un outil de cartographie pour visualiser les interactions entre plusieurs agents sous forme de diagramme de flux, tandis que l'Agent Studio permet de créer des agents en utilisant le langage naturel.
Pour éviter la prolifération d'agents similaires, un registre central a été mis en place. De plus, les agents peuvent désormais gérer des processus complexes de manière autonome, sans nécessiter d'intervention humaine à chaque étape. Des environnements de test en bac à sable permettent aux agents d'exécuter leur propre code en toute sécurité, et une Memory Bank fournit une mémoire à long terme, évitant ainsi que les agents ne repartent de zéro à chaque session.
La sécurité est une priorité pour Google, qui a intégré des identités cryptographiques pour chaque agent, des filtres en amont pour prévenir l'injection de prompts, et des systèmes de détection d'anomalies pour identifier les comportements suspects. Des outils de simulation permettent également de tester les agents contre des interactions utilisateur synthétiques avant leur déploiement réel.
Les modèles disponibles incluent Gemini 3.1 Pro, Nano Banana 2, et Lyria 3, ainsi que Claude Opus d'Anthropic, Sonnet, Haiku, et le nouvellement ajouté Claude Opus 4.7.
L'application Gemini Enterprise qui l'accompagne cible les utilisateurs finaux : les employés peuvent assembler leurs propres agents à partir de blocs de construction, suivre les tâches en cours dans une vue de style boîte de réception, et éditer des documents directement dans l'application.
Workspace Intelligence : une intégration IA centralisée
En complément de ces innovations, Google a introduit Workspace Intelligence, une couche qui connecte de manière centralisée les informations à travers des applications telles que Gmail, Docs, Drive, Meet et Chat. Cette intégration permet aux modèles IA de comprendre les relations entre différents types de contenu, facilitant ainsi des tâches comme la création de documents ou d'événements à partir de conversations.
Dans Gmail, par exemple, Gemini trie les messages entrants et résume les sujets, tandis que dans Google Chat, les utilisateurs peuvent créer des événements de calendrier ou des documents directement à partir d'une conversation. Dans Docs, Gemini peut rédiger du contenu à partir d'emails et de fichiers, et dans Sheets, il construit des tableaux de bord. Slides permet d'assembler des présentations, et Drive Projects regroupe des fichiers et des emails dans des espaces de travail basés sur des sujets.
Pour les entreprises cherchant à migrer vers ces nouvelles solutions, Google propose un chemin de migration plus rapide depuis Microsoft 365, renforçant ainsi son offre pour les entreprises désireuses d'adopter des solutions IA plus intégrées et sécurisées.
L'ensemble de ces innovations est commercialisé sous le nom d'"Agentic Enterprise", soulignant l'approche intégrée et avancée de Google dans le domaine de l'intelligence artificielle.

