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Google teste des accélérateurs de calcul en vue d’un déploiement orbital, pendant que des chercheurs appellent à une méthode de post-formation pour la robotique à grande échelle. En parallèle, Michael Levin avance une thèse non physicaliste de l’esprit, sans validation expérimentale à ce stade, en s’appuyant sur des systèmes biofabriqués et des algorithmes perturbés.
Dans Suncatcher, Google vise l’IA hors de l’orbite terrestre
Le projet Suncatcher est présenté comme susceptible de déplacer l’entraînement et l’inférence en IA hors de la planète. Google prépare l’envoi de TPU dans l’espace dans ce cadre. L’entreprise a soumis ses puces à des tests de résistance pour évaluer leur tenue face aux forces gravitationnelles et à la radiation. Les résultats sont décrits comme prometteurs par Google.
Pour la robotique, une post-formation stable manque encore
Perry Dong et Chelsea Finn décrivent des obstacles qui freinent l’avancement de la robotique et comparent la situation à celle des modèles de langage. Ils estiment que, contrairement aux LLMs, la robotique ne dispose pas d’une recette partagée pour l’apprentissage post-formation. Selon eux, le domaine a besoin d’un algorithme dédié au réglage fin des modèles robotiques de pointe, qui demeure stable même appliqué à des modèles comptant des milliards de paramètres. Ils rappellent que, pour les LLMs, un modèle pré-entraîné solide et une recette commune de post-formation ont été déterminants.
Une thèse platonicienne de l’esprit sans preuves concluantes
Michael Levin avance que la complexité du monde pourrait s’expliquer par une zone platonique de motifs qui cherchent à s’incarner dans le réel. Il rattache cette idée à des sciences émergentes et propose d’analyser l’esprit comme on relie des motifs mathématiques aux résultats morphogénétiques. Dans son cadre, les corps, qu’ils soient vivants, conçus ou hybrides, servent d’interfaces à des motifs représentés par des champs biophysiques, biomécaniques ou chimiques, qui encodent des repères pour des processus homéostatiques ou allostatiques. Il soutient que des motifs non physiques influencent des phénomènes physiques comme la croissance et la forme, et décrit un espace latent allant de formes faiblement structurées à des motifs très organisés, qualifiés de types d’esprits. Il propose que ces esprits partagent la même nature non physique que les motifs qui guident des structures simples. Aucune expérience concluante n’étaye toutefois cette théorie pour l’instant.
Xenobots, anthrobots et algorithmes perturbés comme indices
Des phénomènes sont avancés comme indices de systèmes simples explorant des motifs riches adjacents à un espace platonique. Les xenobots, des biorobots à partir de cellules de grenouille, servent d’exemples liés à des motifs proches de ceux des embryons de grenouille. Parmi d’autres exemples figurent des anthrobots conçus à partir de cellules trachéales humaines qui, une fois extraits du corps, prennent des formes inhabituelles et présentent des comportements tels qu’une capacité autonome à réparer des lésions neuronales. Une autre expérience fait état d’une modification d’un algorithme de tri classique, ce qui laisse penser que des algorithmes sont susceptibles de développer des propriétés inédites lorsqu’ils sont intégrés à un système complexe. Michael Levin avance dans ce cadre que les esprits des IA et des humains pourraient être similaires sans être exactement les mêmes, et que les recherches proposées pourraient contribuer à aborder des problématiques philosophiques ainsi que des enjeux d’alignement. Il va jusqu’à poser l’hypothèse de vaisseaux colonisés par des motifs venus d’ailleurs.





