Brief IA : Laika : Travis Knight rejette l’IA générative pour l’art

Laika : Travis Knight rejette l’IA générative pour l’art

Brief IA
Tom Levy·3 min

Travis Knight, réalisateur de Wildwood et PDG de Laika, rejette l'IA générative dans l'art, la jugeant dénuée d'humanité et incompatible avec l'identité de son studio. Il souligne que Wildwood, dont la première est prévue le 23 octobre, représente cinq ans de travail artisanal impliquant plus de 1 000 artistes, en opposition à l'essor de l'IA à Hollywood.

En bref
1Travis Knight, réalisateur de Wildwood et PDG de Laika, considère l’IA comme une technologie puissante, prometteuse en science et en médecine mais risquée sans gestion responsable.
2Il rejette l’IA générative dans l’art, la jugeant incompatible avec l’identité du studio et dénuée d’humanité.
3Wildwood illustre l’ampleur de l’artisanat chez Laika, avec cinq ans de travail, plus de 1 000 artistes et des marionnettes techniquement avancées, alors que l’IA gagne du terrain à Hollywood.
Pourquoi c'est important : La position de Knight éclaire le débat sur l’intégration de l’IA dans la création artistique à l’heure où la technologie s’impose dans l’industrie du cinéma.

Travis Knight, réalisateur de Wildwood et PDG de Laika, juge l’IA capable d’apporter des progrès en science et en médecine mais prévient des risques en l’absence de garde‑fous. Dans les arts, il s’oppose à l’IA générative qu’il estime dénuée d’humanité et assimilable à du vol lorsqu’elle recycle des œuvres existantes. Wildwood, dont la première est annoncée le 23 octobre, met en scène l’ampleur d’un savoir‑faire artisanal épaulé par des outils techniques.

Knight voit une technologie puissante, mais sous conditions strictes

Travis Knight qualifie l’intelligence artificielle de technologie extraordinaire et dit s’émerveiller des avancées récentes. Il anticipe une perturbation majeure pour la société et le monde. Il affirme voir des bénéfices potentiels en médecine et en science, tout en décrivant un horizon possible où l’IA profiterait grandement à l’humanité et un autre où ses effets seraient dévastateurs. Selon lui, les effets positifs supposent de bons gestionnaires de la technologie, ce que les humains n’ont pas, collectivement, démontré jusqu’ici. Malgré cela, il se dit optimiste et espère un usage responsable accompagné d’une reconnaissance et d’un traitement des dangers.

Pour l’art, il rejette l’IA générative comme contraire à Laika

Travis Knight déclare que l’IA générative est antithétique à l’identité de son studio. Il explique s’opposer aux usages où la technologie se substitue au travail de l’artiste, estimant que le résultat manque d’humanité. Il considère que l’ingestion d’œuvres d’artistes pour en produire des variantes relève du vol et qu’il n’y a ni âme, ni esprit, ni humanité dans ces sorties. Pour les récits de perte et de chagrin, il soutient qu’ils doivent venir d’une personne et non d’un ordinateur, qui n’a pas vécu ces expériences. Il précise néanmoins croire en la technologie et recourir à des outils comme les ordinateurs, en insistant sur leur valeur lorsqu’ils sont maniés par des artistes, qu’il s’agisse d’un crayon, d’un pinceau, d’une imprimante 3D ou d’une station de travail.

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Wildwood mobilise cinq ans de travail et plus de 1 000 artistes

Wildwood a demandé cinq ans de production. Plus de 230 marionnettes ont été utilisées, dont 36 pour le personnage principal, Prue. L’animation a réuni 49 animateurs et, au total, plus de 1 000 artistes ont contribué au film. Le long métrage est présenté comme l’entreprise la plus ambitieuse de Laika, studio de stop‑motion connu pour Coraline et ParaNorman.

Des marionnettes dotées de diaphragmes et d’une musculature avancée

Le film intègre de nombreuses avancées techniques s’appuyant sur les travaux antérieurs du studio. De nombreuses marionnettes disposent de diaphragmes permettant de simuler la respiration. Les membres présentent une musculature plus avancée, et des matériaux plus robustes et flexibles ont été utilisés pour les vêtements, les cheveux et la fourrure.

À Hollywood, l’IA progresse tandis que Laika revendique l’artisanat

Plusieurs usages de l’IA se développent à Hollywood, de la perspective de répliques numériques de stars aux modèles entraînés sur des films et séries, avec d’importants investissements d’acteurs majeurs. Laika, de son côté, reste ancré dans une approche artisanale. Travis Knight a récemment rejoint un groupe de cinéastes influents pour dénoncer l’IA générative. La première de Wildwood est annoncée au 23 octobre. Il en est le réalisateur et le PDG du studio.

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