Meta anticipe davantage d’obstacles politiques pour implanter ses centres de données après les élections de mi‑mandat. Sa présidente, Dina Powell McCormick, décrit les modèles jugés acceptables par les États et les communautés, rappelle l’empreinte américaine du groupe et évoque la location de puissance de calcul comme voie de monétisation.
Meta dit recevoir des offres quotidiennes pour louer sa puissance
Dina Powell McCormick affirme que Meta reçoit des appels chaque jour pour louer la puissance de calcul déjà déployée et qu’un chemin vers la monétisation existe. L’entreprise estime que, même si la croissance de ses usages IA n’atteignait pas ses ambitions, les investissements dans les centres de données resteraient utiles du fait de la valeur de cette puissance. Meta mise notamment sur son agent IA Muse, qui compte aujourd’hui 10 millions d’utilisateurs et devrait, selon l’entreprise, croître bien au-delà de ce seuil pour prétendre servir un jour des milliards de personnes.
Un contexte électoral jugé défavorable aux centres de données
Meta redoute de voir certains investissements remis en cause à la suite de campagnes locales s’appuyant sur des programmes hostiles aux centres de données pendant les élections de mi-mandat. Dina Powell McCormick considère que des succès démocrates compliqueraient sensiblement la création de nouvelles infrastructures. Elle indique que le rejet de ces projets a été très présent sur les bulletins de vote et le relie aux perceptions globales de l’IA, dont le centre de données serait la manifestation la plus visible dans les territoires. Selon elle, un problème plus large tient au ressenti général envers l’IA. S’exprimant lors d’une conférence technologique un mercredi, elle ajoute que l’industrie n’a pas suffisamment expliqué les bénéfices de ces investissements.
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Conditions locales posées par Meta pour des projets acceptés
Dina Powell McCormick indique que les communautés n’acceptent des centres de données que si elles y trouvent un intérêt tangible, et décrit l’approche désormais utilisée par Meta pour conclure des accords. Dans les projets considérés comme réussis, l’entreprise paie sa propre électricité, oriente tout excédent fiscal attribuable aux centres de données vers les enseignants et les premiers intervenants, maintient une main‑d’œuvre locale et obtient un soutien bipartisan. Elle affirme par ailleurs qu’il devient plus clair quels modèles fonctionnent et que les États recherchent ces modèles, tout en s’attendant à un examen accru fondé sur la volonté des électeurs.
Un parc de 23 États et des projets d’un gigawatt ou plus
La dirigeante met en avant deux décennies d’expérience de Meta dans la construction de centres de données pour soutenir des produits de réseaux sociaux très consommateurs de calcul. L’entreprise dispose aujourd’hui d’installations dans 23 États et prévoit cinq projets d’un gigawatt ou plus, dont un au Texas. Pour illustrer la valeur attendue de l’IA, Dina Powell McCormick cite des domaines comme la lutte contre le cancer ou l’accès à l’éducation, et souligne que Mark Zuckerberg parie davantage sur les humains que sur les machines, avec un accès à la technologie présenté comme démocratisé, équitable et transparent. Elle estime toutefois que bâtir de nouvelles infrastructures sera plus difficile à l’avenir.






