Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Alors que des valeurs IA ont reflué et que la scène politique américaine pousse à accélérer, Michael Burry s’oppose aux appels au freinage des avancées dans l’IA. L’investisseur juge ces démarches intéressées, estime que les modèles actuels ne menacent pas l’humanité et relie le discours de risque à l’enthousiasme boursier autour des introductions en Bourse.
Bourse en repli et appels politiques à maintenir l’allure
Les investisseurs ont vendu des actions liées à l’IA lundi, face à la perspective d’une croissance plus lente. Nvidia a reculé de 3 % en pré‑ouverture, tandis qu’Intel, Micron et SK Hynix ont cédé plus de 5 %. Parallèlement, une forte pression de Wall Street et de Washington pousse les géants américains de l’IA à continuer d’avancer. Le président Trump a affirmé ce week‑end que des forces très négatives alimentent les discours apocalyptiques, que le pire ne se produira pas, et que les États‑Unis doivent battre la Chine dans la course à l’IA.
Des dirigeants d’IA prônent un frein, soutenus par des avertissements de chercheurs
Dario Amodei a appelé ses pairs à ralentir le rythme des avancées afin que la prévention des risques puisse suivre. Sam Altman, Elon Musk et Demis Hassabis ont soutenu cet appel sur X. Avant cela, Jacob Coxon, ancien chercheur d’OpenAI et d’Anthropic, avait prévenu que ces laboratoires se précipitent vers une superintelligence auto‑améliorante, mettant des vies en jeu. Evan Hubinger, chercheur chez Anthropic, estime pour sa part que la probabilité que l’IA tue tous les humains dépasse 10 % dans la prochaine décennie. Des dirigeants comme Sam Altman et Dario Amodei plaident donc pour un développement plus lent après ces alertes.
Burry conteste le risque immédiat et voit un calcul autour des IPO
Michael Burry soutient que les dirigeants de l’IA qui appellent à ralentir agissent par intérêt personnel et qu’il n’y a rien à craindre à ce stade. Dans un message publié dimanche sur X, il a qualifié ces plaidoyers de « self-serving » et avancé plusieurs raisons : les chatbots ne mènent pas à l’AGI et il n’y a rien à ralentir ; un frein profiterait aux acteurs en place au détriment des plus petits ; présenter l’IA comme une menace d’extinction alimente un battage favorable aux introductions en Bourse ; et un ralentissement intentionnel sert, selon lui, de couverture à un ralentissement incontrôlable de la croissance. Sur sa newsletter Cassandra Unchained, il affirme que des dirigeants d’Anthropic et d’OpenAI soutiennent ce ralentissement pour accroître la perception de leur pouvoir avant leurs IPO. Il ajoute que des modèles comme Claude et ChatGPT n’atteindront pas une véritable capacité de raisonnement, et réaffirme qu’il n’y a rien à craindre pour l’instant. Les sollicitations adressées à Anthropic et OpenAI n’ont pas donné lieu à une réponse immédiate. Au cours de l’année, Michael Burry a émis des critiques et pris des positions à la baisse sur plusieurs sociétés d’IA, mettant en garde contre un excès d’investissements dans l’infrastructure, des pratiques comptables jugées agressives, l’existence de dettes non apparentes et des opérations circulaires. Depuis près d’un an, il publie sur Substack à propos de son portefeuille personnel, après avoir acquis une notoriété pour son pari contre la bulle immobilière des années 2000.




