Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Rythme « un peu fou », obsolescence rapide des jeux de données et forte autonomie : Ronnie Chatterji détaille les conditions de travail au sein de l’équipe économique d’OpenAI. Le chef économiste, qui recrute, décrit aussi les trois axes de recherche du groupe et la coopération avec l’extérieur. Son arrivée en 2024 a coïncidé avec la création de la fonction, rattachée à la directrice financière Sarah Friar.
Un rythme « un peu fou » et une forte autonomie, selon Chatterji
Ronnie Chatterji décrit le tempo de l’innovation chez OpenAI comme « un peu fou ». Il cite une étude dont le jeu de données s’est arrêté en juin et que certains jugeaient déjà dépassée en août. Dans ce cadre, il insiste sur l’autonomie exigée : aux chercheurs d’identifier les problèmes à traiter et les destinataires de leurs travaux plutôt que d’exécuter un mandat figé. « La description du poste change beaucoup », résume-t-il, avant de prévenir : « Vous devez être à l’aise avec l’inconfort. »
Coopérer en interne et avec gouvernements et universités
La collaboration est présentée comme impérative pour intégrer l’équipe. Ronnie Chatterji rapporte recevoir de nombreuses sollicitations internes sur des sujets économiques. Il précise que ses chercheurs travaillent aussi avec des tiers, dont des gouvernements et des universités. L’équipe a d’ailleurs écrit qu’aucune entité ne dispose, seule, des outils ou des ressources pour répondre aux grandes questions économiques liées à l’IA.
Trois axes de recherche, et des priorités qui évoluent
Le programme scientifique s’articule autour de trois questions : comment l’IA change le travail aujourd’hui ; comment les entreprises adoptent et se réorganisent autour de l’IA ; ce que des systèmes de plus en plus capables pourraient signifier pour l’économie de demain. Ces chantiers évoluent presque au rythme de l’IA elle-même. Exemple cité par Ronnie Chatterji : l’amélioration récursive n’était pas sur son radar il y a un an et constitue désormais un thème d’étude. Il recherche des profils capables d’apporter une réflexion économique rigoureuse sur l’actualité tout en acceptant d’explorer des zones où toutes les réponses manquent encore. Le mandat couvre les effets de l’IA sur les travailleurs, les entreprises, les institutions et l’économie au sens large.
Une équipe d’environ une douzaine de personnes, et des postes ouverts
Âgé de 48 ans, Ronnie Chatterji dirige une équipe d’environ une douzaine de personnes, mêlant économistes, data scientists, professionnels du business et anciens enseignants ou fonctionnaires. Il indique vouloir recruter davantage, sans préciser le volume visé. La composition reflète la diversité des sujets traités et la nécessité de croiser les expertises.
Duke, CHIPS et Conseil éco national : le parcours derrière la fonction
Ronnie Chatterji a rejoint OpenAI en 2024 après un passage par des fonctions économiques de premier plan : coordination du programme CHIPS de 52 milliards de dollars à la Maison Blanche de Biden, direction par intérim du Conseil économique national et poste de chef économiste au Département du Commerce. Professeur à Duke, où ses recherches portaient sur l’innovation et l’entrepreneuriat, il couvre désormais un spectre plus large, des marchés du travail à l’adoption en entreprise. Le contact s’est noué alors qu’il envisageait d’écrire un livre et discutait chaînes d’approvisionnement et semi-conducteurs, des sujets clés pour l’infrastructure d’entraînement et d’exécution des modèles d’OpenAI. Ces échanges ont débouché sur une réflexion plus globale sur l’économie de l’IA et la création de la fonction de chef économiste, désormais rattachée à la directrice financière Sarah Friar. Chatterji observe aussi un intérêt accru du public : là où un économiste n’est pas toujours populaire à une soirée, on lui demande désormais ce que l’IA fera sur le marché du travail.






