OpenAI pousse dots, un agent personnel branché à ChatGPT et conçu pour agir sans sollicitation. L’entreprise dit discuter avec des processeurs de paiement et promet des réglages de confidentialité plus fins, alors que l’application exige parfois des accès étendus. Proposé aux abonnés Pro à partir de 100 $ par mois, l’assistant entend anticiper les besoins, mais son adoption et son interaction avec les acteurs tiers restent ouvertes.
OpenAI discute avec des processeurs de paiement et promet des contrôles plus fins
Alexander Embiricos affirme qu’OpenAI est engagé dans de nombreuses discussions avec des processeurs de paiement, tout en reconnaissant que l’entreprise n’est pas toujours la plus rapide à déployer de nouvelles capacités et qu’elle le fait en collaboration avec l’écosystème. Il estime nécessaire de bâtir des contrôles de confidentialité très granulaires et rapporte que le lancement a suscité des critiques liées à des paramètres par défaut conservateurs et à des demandes d’autorisations fréquentes, avec l’intention de les ajuster. OpenAI indique que dots reprend les contrôles de ChatGPT, dont la possibilité de désactiver l’entraînement du modèle et la maîtrise des ressources auxquelles l’agent accède, mais les retours pointent un manque de granularité et un comportement parfois insistant, comme le refus d’un accès en lecture seule aux disques cloud. Embiricos met par ailleurs en avant l’intelligence et la discrétion du modèle. Des partenariats de paiement pourraient permettre à l’assistant d’effectuer des dépenses, une perspective présentée comme potentiellement lucrative et comme une demande importante, alors que l’accès à l’email est déjà exigeant et que l’accès au compte bancaire reste exclu pour l’instant.
Un agent proactif qui anticipe, avec un timing encore perfectible
Dots est disponible dans les applications de bureau et mobiles de ChatGPT pour les abonnés Pro ou supérieurs, avec des offres à partir de 100 $ par mois. Relié au calendrier, à l’email, à l’ordinateur et à d’autres services, l’agent tente d’aider à accomplir les tâches, notamment via une fonction de recherche proactive qui réévalue régulièrement ce qu’il sait et les accès dont il dispose pour proposer des actions utiles. Pensé comme un agent persistant, il fonctionne sans sollicitation, ce qui, pour OpenAI, se traduit par davantage d’utilisation de jetons. Alexander Embiricos le décrit comme proactif, même si des tests rapportent une anticipation parfois mal cadencée. Il évoque un avertissement de conflit arrivé trois minutes avant un événement au début du développement, et s’attend à des progrès sur le timing. L’approche proactive est jugée centrale, illustrée par un cas où un dot a détecté et analysé une panne avant un ingénieur et lui a fourni des informations utiles.
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De l’outillage de code à un compagnon unique dans ChatGPT
Alexander Embiricos explique qu’une part importante des fonctions de dots était atteignable avec l’application Codex, lancée au début de l’année, mais au prix de davantage de travail et d’accompagnement. OpenAI a, selon lui, fait évoluer ChatGPT Work à partir d’outils de codage agentiques développés pour les ingénieurs, et a conçu dots comme une entité unique avec une conversation continue pour plus d’intuitivité. Le nom joue sur l’espace négatif du logo d’OpenAI avec l’ambition d’une présence potentiellement omniprésente ; Embiricos dit avoir appris tardivement qu’Elon Musk possède le domaine dot.com. Dots a été dévoilé lors de la journée développeur de fin septembre. Embiricos, qui dirige l’équipe produit entreprise, a détaillé ces choix lors de TechCrunch Disrupt, en parlant d’une « évolution convergente » des efforts autour des assistants et de l’importance de la présentation à l’utilisateur.
Adoption incertaine et débat sur les données face à Muse et aux alternatives
La montée des agents IA se heurte à des interrogations sur leur adoption : certaines entreprises ne sont pas prêtes à traiter avec des agents, et l’aversion d’utilisateurs pour ces interactions est rapportée. Alexander Embiricos dit partager cette réticence, disposer d’un assistant humain parce que des partenaires d’OpenAI veulent une personne en face et ne pas envisager de réunions avec l’agent d’autrui. Pendant que des acteurs comme Instinct sont présentés comme ayant connu une ascension fulgurante et que Meta promeut Muse, le débat porte aussi sur les données nécessaires à l’utilité de ces outils. Muse a été critiqué pour la construction de profils personnels pouvant aussi servir l’activité publicitaire de Meta. En parallèle, la startup Hark met en avant qu’elle ne collecte pas de données pour une activité publicitaire, établissant un contraste avec les géants cités.






