OpenAI affirme avoir franchi des caps en mathématiques, en informatique théorique et en physique quantique. Les résultats, générés par ses modèles et diffusés sur GitHub, n'ont pas été validés par des pairs. L'entreprise mise sur des preuves formelles en Lean et sur des groupes d'experts externes pour encadrer l'examen, une méthode déjà contestée par des conseillers en mathématiques.
Validation expérimentée avec Lean et garants, critiques à l'appui
OpenAI teste la constitution de groupes d'experts externes, désignés comme garants, pour superviser l'analyse de ses textes. En parallèle, l'entreprise publie ses démonstrations dans le langage Lean pour en faciliter la vérification automatique. Elle indique ne pas revendiquer de paternité scientifique sur ces résultats. Le comité de conseillers en mathématiques de l'AGMAI, créé par OpenAI, a recommandé aux entreprises d'IA de ne pas réserver en priorité certains destinataires pour ces travaux, au motif de risques d'inégalité d'accès, d'appropriation de réputation et de sélection biaisée. L'approche ne fait donc pas l'unanimité, alors que ces percées sont pour l'heure diffusées comme données brutes en attente d'une relecture indépendante. OpenAI dit vouloir structurer un nouveau cadre face aux polémiques nées de ces publications.
Portée des résultats revendiqués en informatique et en physique
En informatique théorique, OpenAI affirme avoir réfuté l'Exponential Time Hypothesis, hypothèse selon laquelle certains problèmes sont trop difficiles pour être résolus rapidement. Si cette réfutation venait à être validée, elle ouvrirait la voie à la possibilité théorique d’algorithmes nettement plus performants, ce qui pourrait concerner des domaines allant de la biologie à l’administration de bases de données. En ce qui concerne la physique, l’entreprise affirme avoir mis en évidence une preuve d’existence solide pour certaines théories des champs en quatre dimensions, parmi lesquelles figure la chromodynamique quantique. L’ensemble de ces annonces fait partie d’un trio de découvertes que la société place parmi les avancées majeures en mathématiques, en informatique théorique et en physique quantique.
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En mathématiques, une preuve annoncée et des conjectures liées
OpenAI présente une preuve valable en toute dimension de la conjecture du lissage local de Sogge. Un tel résultat entraînerait, s'il était établi, la résolution des conjectures de Kakeya et de Stein à toutes les dimensions.
Un précédent récent, 722 manuscrits et une réaction alarmée
Au début du mois, OpenAI a rendu publics 722 manuscrits mathématiques, dont 300 proposaient des solutions à des problèmes ouverts. Ces documents, diffusés sous forme de données sur GitHub, étaient des productions de ses modèles et ne constituaient pas des découvertes validées par les pairs. Le mathématicien Hugo Duminil-Copin a réagi en jugeant que son domaine de recherche s'en trouvait annihilé. OpenAI a fait de ce type d'exercices une modalité d'évaluation de ses futurs modèles, une démarche qui, selon ses propres termes, cherche à dépasser les cadres habituels et qui bouscule les usages académiques.






