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Sam Altman assume que l’IA entraînera « certaines mauvaises choses », mais exclut les risques jugés catastrophiques, comme une perte de contrôle sérieuse. Malgré un recentrage d’OpenAI vers des règles plus strictes — lois d’État renforcées et évaluateurs externes — il continue de prôner une approche légère et une large accessibilité. L’entretien aborde aussi des incidents de piratage liés à ses modèles et la question d’une responsabilité légale.
Catastrophes écartées, piratages et responsabilité en débat
Sam Altman affirme qu'il n'accepte pas les « risques vraiment catastrophiques », citant notamment la possibilité d'une perte de contrôle sérieuse sur l'IA. L'entretien évoque également une série d'incidents de piratage autonomes impliquant les modèles d'OpenAI et la question d'une éventuelle responsabilité légale de l'entreprise. L'interview est publiée dans le premier numéro de Decoded et dans son podcast quotidien, et aborde aussi l'accord sur l'IA du président Donald Trump avec de grandes entreprises technologiques, ainsi que sa tentative de rebaptiser l'IA en « super intelligence ». Altman y partage aussi ses réflexions sur les flux financiers de l'industrie de l'IA dans la politique américaine, l'influence des altruistes efficaces au sein d'OpenAI, ainsi que ses points de vue sur Emmanuel Macron et Gavin Newsom.
OpenAI rejoint des exigences plus strictes, après Anthropic
Les écarts de position entre OpenAI et Anthropic se sont réduits ces derniers mois. OpenAI a apporté son appui à de nouvelles législations étatiques qui requièrent des normes de sécurité accrues, et ses représentants ont soutenu à la Chambre une initiative bipartite prévoyant l'obligation pour les grandes sociétés d'IA de recourir à des évaluateurs de sécurité indépendants. Anthropic est depuis longtemps perçu comme le principal partisan d'une régulation renforcée, tandis qu'OpenAI était jusqu'à présent associé à une ligne plus souple, dans un contexte marqué par des piratages très médiatisés et des usages problématiques de ses modèles. Le mois dernier, Sam Altman a également approuvé l'appel de Dario Amodei à ralentir le développement des modèles d'IA les plus avancés.
Accès large à l’IA et acceptation de « certaines mauvaises choses »
Sam Altman met en avant une philosophie selon laquelle les bénéfices de l'IA justifient l'acceptation de certains risques et où l'accès au public doit rester large. Il dit comprendre l'argument en faveur d'une centralisation dans un seul laboratoire à San Francisco pour éviter tout dommage, mais juge ce compromis inacceptable car contraire à une régulation légère. Il rejette l'idée d'une promesse de zéro piratage, zéro mauvaise utilisation ou zéro escroquerie, et estime que l'IA permettra de réaliser des milliers de fois plus d'actions positives que négatives. Interrogé sur ses divergences avec Dario Amodei, il réaffirme qu'il n'accepte pas les risques catastrophiques et souligne que des différences importantes subsistent entre OpenAI et Anthropic.






