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Sam Altman minimise les craintes sur l'IA et l'emploi
Dans un contexte où les géants de la technologie procèdent à des licenciements massifs, Sam Altman, le P.-D.G d'OpenAI, tente de rassurer sur l'impact de l'intelligence artificielle (IA) sur le marché du travail. Contrairement aux prédictions alarmistes de certains de ses pairs, Altman affirme qu'il n'y aura pas d'« apocalypse de l'emploi ».
Plusieurs figures du secteur, comme Dario Amodei d'Anthropic et Mustafa Suleyman de Microsoft, ont exprimé des inquiétudes quant à l'impact potentiel de l'IA sur l'emploi. Suleyman a même prédit que la technologie pourrait remplacer la majorité des travailleurs de bureau d'ici 12 à 18 mois. Altman lui-même avait auparavant exprimé des craintes similaires concernant les postes d'entrée de gamme.
Révision des prédictions par Sam Altman
Le 26 mai, lors d'une visioconférence organisée par la Commonwealth Bank of Australia à Sydney, Sam Altman a reconnu avoir surestimé l'impact immédiat de l'IA sur l'emploi. Il a déclaré avoir été « vraiment dans le faux » sur la rapidité avec laquelle les emplois d'entrée de gamme seraient affectés et s'est dit « ravi » de cette erreur. Lorsqu'il a testé l'IA pour répondre à ses messages Slack et e-mails, il a précisé à ses interlocuteurs que son IA s’exprimait à sa place, constatant que l'interaction humaine reste précieuse et irremplaçable.
Une réalité contrastée par les licenciements
Malgré les propos rassurants d'Altman, les licenciements dans le secteur technologique se poursuivent. Meta a récemment licencié 8 000 employés, et d'autres entreprises comme Microsoft et Amazon ont également réduit leurs effectifs pour compenser les coûts liés à l'IA. Ces réductions interviennent alors que ces entreprises affichent des bénéfices records.
En France, une étude de Coface publiée en avril a révélé que 3,8 % des emplois sont déjà fragilisés par l'IA générative. Ce chiffre pourrait atteindre 16,3 % d'ici deux à cinq ans, ce qui représente près d'un emploi sur six. Bien qu'Altman puisse avoir raison sur le rythme du changement, la direction reste incertaine, surtout alors qu'OpenAI envisage une entrée en Bourse avec une valorisation cible d'environ 1 000 milliards de dollars.

