Brief IA : Trump signe un décret allégé sur l'IA, loin des caméras

Trump signe un décret allégé sur l'IA, loin des caméras

Brief IA
Tom Levy·2 min·5 vues

Le 2 juin, Donald Trump a signé un décret sur l'intelligence artificielle, bien que celui-ci ait été considérablement réduit par rapport à sa version initiale. Ce décret invite les entreprises à soumettre volontairement leurs modèles d'IA à une évaluation gouvernementale jusqu'à trente jours avant leur lancement, soulignant un retard potentiel des États-Unis face à d'autres pays avancés dans le domaine de l'IA.

En bref
1Le 2 juin, Donald Trump a signé un décret sur l'IA, allégé par rapport à sa version initiale.
2Le texte encourage les entreprises à soumettre volontairement leurs modèles à une évaluation gouvernementale.
3Contrairement à l'approche stricte de l'UE, le décret américain reste non contraignant pour les entreprises.
💡Pourquoi c'est importantCette approche reflète une volonté de dérégulation, contrastant avec les régulations strictes de l'UE, influençant la compétitivité internationale.
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L'analyse en français

Le 2 juin, Donald Trump a discrètement signé un décret sur l'intelligence artificielle, après l'avoir initialement abandonné quinze jours plus tôt. Ce texte, désormais allégé, marque un retour en arrière par rapport à la version plus stricte envisagée précédemment.

En janvier 2025, l'administration Trump avait rapidement annulé le décret de Joe Biden sur la sécurité de l'IA. Seize mois plus tard, un nouveau texte a été rédigé, mais il a été abandonné le 21 mai sous la pression de dirigeants de la tech. Le décret signé en juin, décrit par le New York Times et le Washington Post, est une version adoucie de l'original.

Un décret remanié et assoupli

Intitulé « Promoting Advanced Artificial Intelligence Innovation and Security », le décret conserve la structure initiale mais modifie un élément clé : la soumission des modèles à une évaluation gouvernementale est désormais volontaire, contrairement à l'obligation envisagée dans le brouillon précédent.

Le texte instaure également un guichet cybersécurité sous la direction du département du Trésor, destiné à centraliser les informations sur les vulnérabilités. Les agences fédérales sont invitées à développer des critères pour évaluer les capacités cyber des modèles. La signature a suivi une réunion à la Maison-Blanche avec des figures clés telles que le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, et David Sacks, responsable de l'IA et des cryptomonnaies dans l'administration. Initialement opposé au brouillon, Sacks a soutenu la version révisée après un raccourcissement de la période de revue.

Approches divergentes entre Washington et Bruxelles

Le décret de Biden d'octobre 2023 imposait aux développeurs de partager leurs tests de sécurité avant tout déploiement risqué. Trump, en abrogeant ce décret dès son arrivée, a opté pour une politique de dérégulation. Le retour d'un texte d'évaluation, même facultatif, dans un contexte de préoccupations croissantes sur les capacités cyber des modèles, est notable.

Le brouillon initialement plus contraignant avait été abandonné en raison des inquiétudes des dirigeants de la tech sur la compétitivité américaine face à la Chine. La version finale, dépourvue de toute obligation, contraste avec l'approche européenne. Le règlement sur l'IA de l'UE, prévu pour le 2 août 2026, impose des obligations strictes pour les modèles à haut risque, avec documentation et sanctions à la clé. Deux philosophies s'opposent : une évaluation facultative aux États-Unis et un cadre contraignant en Europe.

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