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Un Strasbourgeois de 37 ans a vécu une situation inattendue après avoir testé les capacités de surveillance des intelligences artificielles. Ce vendredi 3 avril 2026, le RAID, unité d'élite de la police nationale française, a fait irruption à son domicile. L'incident a été rapporté par Les Dernières Nouvelles d'Alsace, soulignant l'ampleur de l'affaire.
Tout a commencé par une conversation avec un chatbot IA, au cours de laquelle l'homme a évoqué, de manière fictive, l'achat d'un Glock pour assassiner un agent de la CIA, du Mossad ou de la DGSI. Bien que ces propos n'aient été qu'une simulation, le FBI a été alerté, probablement par le développeur de l'intelligence artificielle. Informées par le FBI, les autorités françaises ont utilisé Pharos, la plateforme officielle pour signaler les contenus ou comportements illégaux sur Internet.
Les informations transmises ont conduit les forces de l'ordre à intervenir. Le RAID a investi le domicile du trentenaire, mais aucune arme n'a été trouvée sur place. Le Strasbourgeois a expliqué qu'il souhaitait uniquement évaluer la fiabilité de l'IA, ce qui a conduit à la clôture de l'affaire sans suite. Il a été libéré dès le lendemain, bien qu'il ait été hospitalisé en raison de ses antécédents psychiatriques.
Cet incident met en lumière la politique de confidentialité des entreprises comme OpenAI. L'entreprise derrière ChatGPT précise que les échanges peuvent être partagés avec les autorités pour des raisons de sécurité, d'intégrité et de sûreté. Toute violation des conditions d'utilisation peut entraîner le partage de données avec les autorités compétentes. En cas de danger grave et imminent, certains propos peuvent être transmis à des équipes humaines, voire à des autorités.
OpenAI, dirigée par Sam Altman, peut également suspendre ou fermer un compte si le risque est jugé trop élevé. D'autres entreprises du secteur, telles qu'Anthropic, qui développe Claude, et Google avec Gemini, adoptent des positions similaires. Anthropic ne partage les informations qu'en cas d'urgence extrême, tandis que Google peut transmettre certains messages pour garantir la sécurité des utilisateurs et du public. Cet événement rappelle l'importance de surveiller ses propos lors d'interactions avec des intelligences artificielles.
