Brief IA : Britannica et Merriam-Webster attaquent OpenAI pour plagiat massif

Britannica et Merriam-Webster attaquent OpenAI pour plagiat massif

Brief IA
Tom Levy·3 min·2 vues

L'Encyclopedia Britannica et Merriam-Webster ont déposé des actions en justice contre OpenAI devant le tribunal fédéral de New York pour utilisation non autorisée de leurs contenus, accusant ChatGPT d'avoir utilisé près de 100 000 articles sans autorisation. Cette plainte, qui survient six mois après une action similaire contre Perplexity, souligne une tendance croissante à protéger les droits d'auteur dans le domaine de l'IA.

En bref
1Britannica et Merriam-Webster ont intenté un procès contre OpenAI à New York, accusant ChatGPT d'utiliser leurs contenus sans autorisation.
2La plainte cite des violations du Copyright Act et du Lanham Act, avec des preuves de reproduction textuelle par GPT-4.
3Britannica, ayant abandonné le papier en 2012, voit ses revenus numériques menacés par le détournement de trafic par ChatGPT.
💡Pourquoi c'est importantCette affaire souligne les tensions croissantes entre éditeurs traditionnels et technologies d'IA sur la propriété intellectuelle.
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Britannica et Merriam-Webster en guerre contre OpenAI

L'Encyclopedia Britannica et Merriam-Webster ont décidé de poursuivre OpenAI en justice, déposant une plainte au tribunal fédéral de New York. Cette action fait suite à une procédure similaire engagée contre Perplexity il y a six mois. Les deux éditeurs reprochent à ChatGPT d'avoir utilisé leurs contenus sans autorisation, d'abord pour l'entraînement de ses modèles, puis en reproduisant ces contenus dans ses réponses.

Britannica revendique des droits d'auteur sur environ 100 000 articles en ligne ainsi que sur les volumes imprimés de la New Encyclopedia Britannica. La plainte s'appuie sur deux fondements juridiques : la violation du Copyright Act de 1976 et la contrefaçon de marque selon le Lanham Act.

Trois niveaux d'accusations

La plainte détaille trois niveaux d'infractions. Premièrement, les articles de Britannica auraient été intégrés dès les premières versions de ChatGPT via des bases de données comme "WebText" pour GPT-2 et "Common Crawl" pour GPT-3 et ses successeurs. Ces corpus incluent explicitement les sites de Britannica et Merriam-Webster.

Deuxièmement, le système RAG (Retrieval Augmented Generation) est mis en cause. Ce procédé permet à ChatGPT de consulter des sources en temps réel pour compléter ses réponses, y compris celles des plaignants, sans accord de licence.

Enfin, la plainte inclut des captures d'écran montrant que GPT-4 reproduit mot pour mot des passages d'articles de Britannica, notamment "Education" et "Tourism". Ironiquement, ChatGPT a même repris la définition du verbe "plagiarize" du Merriam-Webster Collegiate Dictionary. Dans certains cas, le modèle supprime des paragraphes sans le signaler, déformant ainsi le contenu original.

Conséquences économiques et réputationnelles

Depuis l'abandon de son édition papier en 2012, Britannica s'est concentrée sur le numérique, tirant ses revenus des abonnements et de la publicité, directement liés au trafic sur son site. Lorsque ChatGPT répond à une question en utilisant un article de Britannica sans rediriger vers le site, cela prive l'encyclopédie de visites cruciales, captant ainsi la valeur du contenu sans compensation.

La plainte aborde également le problème des "hallucinations" de ChatGPT. Lorsque l'IA invente des informations et les attribue à "Britannica" ou "Merriam-Webster", elle viole le Lanham Act. Ces fausses attributions peuvent tromper les utilisateurs sur l'origine du contenu et nuire à la réputation de marques établies depuis plus de 250 ans.

En septembre 2025, Britannica et Merriam-Webster avaient déjà attaqué Perplexity pour des raisons similaires, une affaire toujours en cours. À ce jour, plus de 90 procès pour violation de droits d'auteur ont été intentés contre des entreprises d'IA aux États-Unis. L'affaire la plus marquante reste celle d'Anthropic, qui a réglé une plainte pour 1,5 milliard de dollars en 2025 après avoir été accusée d'utiliser des livres piratés pour entraîner ses modèles.

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