L’ingénieur Venkatesh Rao défend l’idée que l’IA augmentera l’usage de l’intelligence plutôt que de l’assécher. Il appelle à privilégier l’accès pour tous aux outils plutôt que la défense d’emplois établis, tout en encadrant l’autonomie des systèmes. Sa thèse s’oppose à une vision d’élites qui traiteraient l’intelligence comme une ressource rare et dangereuse.
Priorité à l’accès et encadrement de l’autonomie
Venkatesh Rao plaide pour que les politiques publiques visent un accès équitable aux outils d’IA plutôt que la protection d’emplois de la connaissance existants. Il avance que des agents d’IA pourraient initier leurs propres projets et contribuer à une demande accrue d’intelligence. Il juge nécessaire des garde-fous pour l’IA autonome, sans la cantonner à l’exécution d’ordres. Selon lui, l’IA pourrait déclencher une hausse volontaire de l’effort cognitif, en rendant réalisables des projets auparavant trop complexes ou trop coûteux.
Vous suivez la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisissez votre rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Une critique du réflexe de rareté chez les élites
Rao décrit un milieu dirigeant qui traiterait l’intelligence comme une ressource dangereuse et rare, à confier à des experts, à maintenir onéreuse et à soustraire à la concurrence. Dans ce cadre, des modèles ouverts au public seraient perçus comme une menace et des responsables de l’IA mobiliseraient les peurs liées à la sécurité pour peser politiquement. Il rapproche cette attitude du mercantilisme, qui envisageait la richesse comme finie et reléguait les personnes ordinaires au rang de main-d’œuvre.
Plus d’idées, pas moins : le scénario avancé
Rao estime que se limiter aux pertes d’emplois passe à côté d’un possible élargissement de l’usage de l’intelligence rendu par l’IA. Il anticipe une augmentation de la demande d’idées plutôt qu’une obsolescence des individus. En appui, il rappelle qu’au début du capitalisme, certains travaillaient 300 jours par an au lieu de 250 pour accéder à de nouveaux biens, signe qu’une offre nouvelle peut accroître l’effort consenti.






