L’essor des agents IA s’accélère, mais plus de 40 % des projets pourraient être annulés d’ici fin 2027, selon Gartner. Alors que 23 % des entreprises utilisent déjà ces agents et que 74 % comptent le faire sous deux ans (Deloitte), la différence se jouerait dans la gestion. Get Covered, qui exploite 16 agents sur plus de 3 millions d’unités locatives, prône des règles écrites, un périmètre clair et un responsable pour chaque agent.
Annulations prévues en 2027 et enjeu de gouvernance
Gartner anticipe l’annulation de plus de 40 % des projets d’IA agentique d’ici la fin de 2027. Dans le même temps, il est rapporté que les modèles continueront de s’améliorer, tandis que la clarté interne sur la répartition des décisions ne progresse pas d’elle‑même. L’interprétation donnée à cette projection est que nombre d’échecs découleront d’une valeur non définie et d’un risque non maîtrisé, deux sujets de management. Les organisations qui omettront de cadrer leurs agents pourraient passer 2027 à justifier des actions logicielles non approuvées.
Un usage en forte hausse, mais à encadrer
D’après Deloitte, 23 % des entreprises utilisent déjà l’IA agentique de manière modérée et 74 % prévoient d’y recourir dans les deux prochaines années. Ces dynamiques, mises en regard des annulations projetées, appuient l’idée de traiter les agents comme du personnel soumis à des règles, avec un périmètre explicite, un propriétaire et des revues récurrentes. Sur le terrain, Get Covered exploite 16 agents IA à l’échelle de plus de 3 millions d’unités locatives et rapporte que, dans ce déploiement, définir la responsabilité de chaque agent a été plus exigeant que de résoudre les questions techniques.
Démarrer par des tâches déjà régulées et mesurables
Les tâches où les règles existent déjà — qu’elles viennent de la loi, d’un contrat ou d’exigences d’assurance — constituent des candidats adaptés aux agents. Dans la gestion immobilière, la recherche des certificats d’assurance prend environ trois heures par propriété et par semaine par échanges email, un travail fastidieux mais entièrement spécifié. Dans de tels cas, un agent peut vérifier son output sur des critères objectifs et l’équipe peut auditer le résultat sans jugement subjectif. McKinsey rapporte que les rares entreprises (environ 6 % des répondants) qui constatent des gains financiers significatifs sont près de trois fois plus enclines à avoir refondu leurs flux de travail. L’expérience opérationnelle indiquée est que cette refonte commence par écrire les règles : si une procédure n’est pas compréhensible par un nouvel employé dès le premier jour, un agent ne la suivra pas davantage.
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Get Covered attribue un niveau d’autonomie adapté à chaque agent
L’autonomie n’est pas une propriété fixe : un même agent doit fonctionner avec des degrés de liberté différents selon les flux de travail. Chez Get Covered, les niveaux d’autonomie sont configurés par cas d’usage : un rappel automatique peut partir à un fournisseur dont le certificat expire le mois prochain, tandis qu’une réponse à propos d’un animal de soutien émotionnel n’est jamais automatisée. Les équipes sont invitées à inventorier les flux de travail visés et à estimer, pour chacun, le délai de détection d’une erreur et son coût, afin d’ajuster la liberté accordée. Les pratiques héritées du crédit automatisé rappellent que chaque décision doit pouvoir être expliquée, « le modèle l’a fait » n’étant pas recevable, d’autant que les agents interviennent plus souvent et dans davantage de systèmes. En conséquence, chaque agent chez Get Covered a un responsable qui suit les journaux d’erreurs, module l’autonomie et assume la redevabilité, limitant aussi le risque de contradictions entre agents lancés par des équipes différentes.
Le logiciel n’efface pas la redevabilité légale
En Californie, un bailleur dispose de 21 jours pour restituer un dépôt ou détailler les déductions, sous peine d’une sanction pouvant atteindre deux fois le dépôt. Ce délai s’applique indifféremment qu’une lettre émane d’une personne ou d’un logiciel. Il est rapporté que, dans tous les cas, une personne devra en répondre. Cette illustration rappelle que l’outillage logiciel n’exonère pas les entreprises de leur responsabilité juridique dans l’exécution de tâches déléguées à des agents.






