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Anthropic indique avoir identifié un complexe enzymatique inédit, ART, dans l’ADN de bactériophages grâce à Claude. L’opération a mobilisé 950 agents pendant 21 heures et près de 210 millions de tokens, pour un résultat qui aurait demandé des semaines ou des mois à un humain. L’entreprise rapproche les propriétés d’ART du mécanisme CRISPR.
950 agents IA, 21 heures et près de 210 millions de tokens
Anthropic rapporte avoir mobilisé 950 agents d’IA pour analyser une base de données de grande ampleur. Après 21 heures et près de 210 millions de tokens traités, l’un des agents a identifié le signal qui sera nommé ART. Selon Anthropic, un chercheur humain aurait eu besoin de semaines, voire de mois, pour parvenir à un résultat similaire.
Le complexe ART repéré dans des bactériophages et rapproché de CRISPR
Le complexe enzymatique découvert a été baptisé ART, pour array-associated reverse transcriptases. Anthropic indique que ce mécanisme a été identifié dans le matériel génétique de bactériophages, des virus qui ciblent uniquement les bactéries. D’après la société, les caractéristiques d’ART seraient similaires à celles du système CRISPR, un procédé de modification génétique permettant de sectionner et d’altérer l’ADN de façon précise. Le prix Nobel de Chimie a été attribué en 2020 à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna pour CRISPR.
Nature d’ART et cadre de recherche d’Anthropic
L’acronyme ART désigne des transcriptases inverses associées à des réseaux, une famille d’enzymes qui transcrivent l’ARN en ADN et que l’on retrouve chez des rétrovirus comme le VIH. Anthropic a ouvert un laboratoire dédié à San Francisco et annonce la découverte d’un système enzymatique jusqu’ici inconnu. Cette avancée intervient alors que l’IA suscite aussi des inquiétudes concernant son utilisation potentielle dans le développement d’armes biologiques.






