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La justice de Floride est saisie d'une demande d'injonction visant ChatGPT, sans décision à ce stade. L'État accuse OpenAI d'anthropomorphiser son assistant et de viser les jeunes, quand l'entreprise met en avant des contrôles parentaux, des promesses de sécurité et un gel de certains entraînements.
Décision en attente et réponses d'OpenAI
Le tribunal n'a pas encore statué sur la demande d'injonction déposée en Floride. OpenAI indique avoir suspendu l'entraînement de ses « modèles les plus performants » et se dit prêt à travailler avec la Floride à des lignes directrices industrielles pour l'IA. Des contrôles parentaux à l'intention des adolescents ont été récemment mis en place par l'entreprise. Elle s'est également engagée à instaurer des mesures de sécurité additionnelles après le décès d'un adolescent.
Ce que réclame l'État dans l'injonction
La demande vise à faire interdire à OpenAI d'attribuer des caractéristiques humaines à ChatGPT et à en restreindre l'accès aux mineurs. Elle demande également de bloquer le développement de nouveaux modèles sans garde-fous de sécurité validés par des tiers. L'entreprise est accusée d'utiliser la première personne et des émotions simulées pour instaurer une relation de confiance, afin de maintenir l'engagement des utilisateurs et de collecter des données d'entraînement. « Arrêtez de dire que c'est sûr. Arrêtez de prétendre que c'est humain. Arrêtez de le vendre aux enfants », a déclaré James Uthmeier.
Un précédent contentieux en juin et des griefs détaillés
OpenAI avait déjà fait l'objet d'une action en justice de la part de la Floride au mois de juin. Cette procédure affirmait que ChatGPT avait transmis des renseignements à des auteurs de fusillades de masse, fourni des consignes d'automutilation et provoqué une dépendance chez de jeunes utilisateurs. Les mesures annoncées par l'entreprise sont jugées insuffisantes par l'État. Le procureur général en charge du dossier est James Uthmeier.






