L’augmentation des rendements obligataires à l’échelle mondiale rend le financement de l’infrastructure d’IA plus risqué. Dans ce contexte, un stratège de Panmure Liberum anticipe un possible éclatement de bulle en 2027 ou 2028, tandis que les grands groupes recourent à l’emprunt et à la location pour soutenir le boom en cours.
L’augmentation des rendements rend le financement de l’IA plus risqué
La hausse des rendements obligataires à l’échelle mondiale rend le financement de l’infrastructure d’IA plus risqué. Les rendements des obligations augmentent rapidement dans la seconde moitié de 2026, sous l’effet de pressions inflationnistes persistantes et d’une émission importante de dettes publiques. Dans ce contexte de coût du capital en hausse, des taux plus élevés, les élections de mi-mandat et la guerre détermineront qui pourra continuer à financer les déploiements d’IA.
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Une bulle possible selon Panmure Liberum, avec un horizon 2027‑2028
Le stratège en chef de marché de Panmure Liberum estime que la bulle de l’IA pourrait éclater en 2027 ou 2028. Il observe qu’un volume important de capitaux est investi dans des modèles de pointe très gourmands en ressources. Selon lui, l’IA locale et les petits modèles linguistiques pourraient prendre le dessus. Il s’inscrit dans un groupe croissant d’analystes sceptiques sur la solidité de la dynamique actuelle, une thèse qu’il a récemment présentée dans un média.
Des fragilités structurelles pèsent sur le déploiement
Le secteur de l’IA fait face à plusieurs faiblesses structurelles : déficits de monétisation, dette de marge avec des rendements en forte hausse, financement circulaire des fournisseurs et préoccupations de concentration. Ces éléments rendent le déploiement de l’infrastructure d’IA plus incertain. Dans ce contexte, les grands groupes technologiques empruntent et louent pour soutenir le boom de l’IA. MacroVisor, qui revendique une approche descendante des marchés et une recherche rigoureuse et accessible pour les investisseurs, analyse ces dynamiques. Ayesha Tariq est une analyste macroéconomique basée à Dubaï.




