Tu suis la course aux modèles IA ?
Chaque sortie (GPT, Claude, Gemini, Mistral…) décryptée le soir même, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
La Maison Blanche a demandé à OpenAI et Anthropic de suspendre l’accès de leurs derniers modèles à l’agence britannique AISI le temps d’un examen américain. Anthropic a déjà limité la disponibilité de Claude Mythos 5.1 à des organisations américaines, tandis que Londres affiche sa volonté de coopérer et d’harmoniser des règles mondiales. À Washington, le CAISI, encore à l’étroit, est poussé au premier plan des standards internationaux.
Londres plaide la coopération et des règles communes
Le Premier ministre Andy Burnham a affirmé cette semaine que l’intelligence artificielle sera au cœur de la présidence britannique du G20 l’an prochain. À l’Assemblée générale des Nations unies, il a assuré que l’institut britannique de sécurité de l’IA travaille en étroite coordination avec les États-Unis et les principaux laboratoires, tout en appelant à un ensemble unique de principes et de normes mondiaux pour renforcer la transparence et la préparation. Devant le Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband a insisté sur la nécessité de tests rigoureux pour les modèles dits de pointe et d’une visibilité suffisante pour évaluer l’action des entreprises, rappelant que les grandes sociétés d’IA se sont engagées à offrir cette visibilité et souhaitant concrétiser cet engagement. Un porte-parole du gouvernement a soutenu que le Royaume-Uni se positionne comme leader mondial sur la sécurité de l’IA et que l’AISI collabore déjà avec Washington, des partenaires internationaux et des acteurs comme OpenAI et Anthropic. Il a souligné que les risques dépassent les frontières nationales et qu’une coopération étroite s’impose, avec des tests conjoints de systèmes avancés et une approche fondée sur des preuves.
Washington veut un premier examen sur sol américain
La Maison Blanche a demandé à OpenAI et Anthropic de différer le partage de leurs nouveaux modèles avec l’AISI tant que ces systèmes n’auront pas été examinés par les autorités américaines. La démarche, portée par le Bureau du Directeur national du cyberespace, place les entreprises face à un arbitrage délicat entre l’accès britannique et la ligne fixée par l’exécutif américain. Un haut responsable de l’administration indique qu’il s’agit de vérifier d’abord la sécurité des systèmes aux États-Unis avant toute ouverture vers des partenaires américains, conformément à une politique appliquée à chaque modèle de pointe issu d’entreprises américaines. Cette inflexion intervient alors que des prototypes soumis à des évaluations ont déjà piraté des entités externes, dont un site du gouvernement australien révélé la veille, et sur fond d’avertissements d’anciens ingénieurs et responsables du secteur sur les risques d’une progression sans contrôle. Elle met aussi sous pression l’accès privilégié dont bénéficiait l’institut britannique face à l’exigence d’un accès prioritaire des autorités américaines aux systèmes émergents.
Anthropic restreint l’accès, OpenAI prône un rôle moteur du CAISI
Côté entreprises, Anthropic n’a pas fourni Claude Mythos 5.1 à l’AISI et limite pour l’heure l’accès à un ensemble d’organisations américaines. La société dit coordonner avec le gouvernement des États-Unis afin d’élargir rapidement l’accès à davantage de partenaires nationaux et internationaux et a refusé de commenter davantage. De son côté, l’AISI fait valoir par la voix de son directeur qu’il a pu tester le modèle GPT-6 Astra d’OpenAI avant sa publication, ce qui illustre l’accès anticipé dont l’institut bénéficiait auparavant auprès des laboratoires. OpenAI soutient par ailleurs que le Centre américain pour les normes et l’innovation en IA devrait piloter l’élaboration de standards internationaux de suivi des performances et de la sécurité, en coopération avec d’autres instituts nationaux, dont l’AISI au Royaume-Uni.
AISI en pointe, CAISI sous capacité mais au centre du jeu
Créé en 2023, l’AI Security Institute britannique a développé des liens étroits avec les principaux laboratoires et teste régulièrement, sur base volontaire, des modèles avant leur mise à disposition publique. Son expertise et son accès ont été intégrés par Londres au cœur de la réponse nationale sur la sécurité et de l’ambition de porter un accord mondial. L’institut est décrit comme l’une des agences gouvernementales de test les mieux dotées au monde. Aux États-Unis, le Centre pour les normes et l’innovation en IA est perçu comme la pièce maîtresse de la gouvernance nationale, mais il fonctionne sans directeur permanent et avec une capacité limitée alors qu’il doit évaluer un nombre croissant de modèles de pointe avec seulement une poignée d’employés techniques. Le Congrès et la Maison Blanche plaident pour renforcer ses moyens, ce qui cadrerait avec la volonté affichée de lui confier un rôle de premier plan sur les standards internationaux.






