Tu veux les meilleurs outils IA avant les autres ?
On teste et on décrypte les nouveaux outils IA chaque soir, en 5 min. Gratuit.
Inclus dès l'inscription : notre sélection des meilleurs guides & comparatifs IA.
Choisis ton rythme
Gratuit · Pas de spam · Désabonnement en 1 clic
Dans la tech européenne, l’IA est devenue un outil quotidien et revendiqué comme difficile à abandonner. Mais les gains de temps et de rémunération se répartissent différemment selon le statut, avec un avantage net pour les indépendants. Des écarts ont été constatés, ainsi qu'une industrialisation des projets, un usage parfois tu, et des limites de méthode ont été précisées.
Un quart des salariés vise l’indépendance sous 24 mois
24 % des salariés déclarent envisager sérieusement de se mettre à leur compte d’ici 24 mois. Parmi les raisons principales évoquées figurent le niveau de revenu et la volonté d’acquérir davantage d’autonomie. Par ailleurs, 65 % des salariés à temps plein déclarent n’avoir bénéficié d’aucune revalorisation salariale en lien avec les gains de productivité apportés par l’IA, contre 39 % chez les freelances.
Le temps libéré par l’IA profite surtout aux indépendants
Parmi les freelances, 68 % utilisent à leur avantage le temps gagné grâce à l’IA, que ce soit en acceptant plus de missions, en augmentant leurs honoraires ou en réduisant la durée de leurs journées de travail. Pour les salariés à temps plein, 43 % bénéficient de ce temps, 36 % considèrent que ce gain est absorbé par leur entreprise et 21 % estiment le perdre en réunions ou tâches administratives.
Des hausses de revenus contrastées et un chiffre à manier avec prudence
Parmi ceux dont la rémunération a progressé sur un an, les freelances déclarent une hausse moyenne de tarifs de 25 %, avec une médiane à 20 %, tandis que les salariés rapportent 9 % en moyenne, médiane à 5 %. Cette revalorisation moyenne côté freelances repose sur 68 personnes dont la rémunération a augmenté sur les douze derniers mois et vaut comme tendance, non comme mesure de marché. Par ailleurs, selon des dirigeants français interrogés par Ipsos bva pour Google, 57 % des entreprises ayant investi dans l’IA ont augmenté les salaires de leurs équipes.
Adoption élevée et mise en production revendiquée
Selon les chiffres, 73 % des professionnels affirment recourir à au moins un agent IA ou à un workflow automatisé dans leurs activités quotidiennes, et 60 % jugent difficile de s’en passer. Sur un panel de 878 personnes ayant participé à des projets IA au cours des douze derniers mois, 63 % déclarent avoir déployé au moins la moitié de ces projets en production et 35 % la majorité ou la totalité, en se basant sur une définition qui implique un usage effectif et une activité supérieure à 90 jours. Ces données proviennent des déclarations des praticiens et ne sont pas directement comparables à l’évaluation réalisée par le MIT à l’été 2025, qui estimait à 95 % la proportion de projets d’IA générative n’atteignant pas l’intégration opérationnelle. Côté productivité individuelle, un répondant sur deux rapporte au moins 26 % de gain et 20 % déclarent plus de 50 %.
Usages discrets, réactions à un éventuel bannissement et contexte de politique interne
25 % des professionnels ne précisent pas à leur employeur ou à leurs clients quelle part de leur travail mobilise l’IA. Seuls 1,2 % évitent activement le sujet, les autres n’en parlent pas spontanément et personne ne leur pose la question. 37 % pensent que révéler cet usage accroît leur valeur, contre 14 % qui craignent l’effet inverse. Si l’IA était bannie, 14 % continueraient à l’utiliser discrètement, 6,3 % quitteraient leur poste ou leur client et 39 % s’y conformeraient en anticipant une baisse de qualité. Les restrictions formelles restent peu fréquentes dans le digital : au printemps 2026, 8,4 % des 807 répondants déclaraient travailler pour une entreprise qui déconseille l’IA générative, contre 10,3 % en 2024.
Méthode et périmètre de l’enquête
Les résultats s’appuient sur un panel de 1 035 professionnels du secteur technologique, tous dotés d’au moins trois années d’expérience, et répartis dans 23 pays d’Europe. Aucun institut tiers n’a été impliqué et aucune marge d’erreur n’a été communiquée. L’échantillon se compose de 963 participants issus du panel Prolific et de 72 membres du réseau Shakers. Sur l’ensemble, 229 sont freelances et 806 salariés, dont 130 exercent également une activité indépendante.




