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La disposition européenne imposant un marquage lisible par machine des sorties d’IA est active depuis le 2 août et a été signée par Anthropic, OpenAI, Google, Meta et Microsoft, mais pas par SpaceX. Anthropic n’a pas indiqué réserver l’option au seul marché européen, et l’extension par d’autres acteurs à l’ensemble des utilisateurs reste incertaine. Dans ce contexte, l’entreprise a annoncé le marquage des contenus de Claude. L’analyste Ben Thompson s’y oppose et met en avant des effets annexes, notamment pour l’édition et la traduction.
L’UE impose un marquage machine‑lisible depuis le 2 août
Les réglementations de l’Union européenne exigent que les sorties des systèmes d’IA soient marquées dans un format lisible par machine et détectables comme artificiellement générées ou manipulées. La disposition de transparence est entrée en vigueur le 2 août. Anthropic, OpenAI, Google, Meta et Microsoft ont signé la section pertinente, contrairement à SpaceX. Dans le même mouvement, des régulateurs se tournent vers les filigranes pour aider le public à identifier les contenus issus de modèles. Anthropic n’a pas précisé limiter ce marquage au seul périmètre européen, et il n’est pas établi si d’autres entreprises l’étendront à tous les utilisateurs.
Pour Ben Thompson, les exigences sont excessives et inefficaces
Ben Thompson rejette le principe du marquage et considère que le projet d’Anthropic est à la fois trop poussé et pas assez abouti. Il exprime des réserves sur la réglementation européenne, jugeant que les obligations de transparence imposées sont trop strictes et risquent de manquer d’efficacité réelle. Il remet également en question la définition de « faux », en comparant un LLM qui affirme un fait véridique à une personne qui invente une histoire. Il cible notamment l’ajout d’un filigrane lorsque Claude n’est utilisé que pour la relecture. La réglementation de l’UE prévoit une exception pour l’édition, mais il soutient qu’Anthropic ne peut techniquement distinguer un tel usage. Thompson précise utiliser des LLM pour relire mais appliquer manuellement chaque correction, jugeant injuste que des corrections grammaticales puissent conduire à étiqueter un texte original comme généré par l’IA, une frustration qu’il étend à la traduction. Plus largement, il estime que le marquage attribue indûment l’idéation à l’IA alors que les modèles restent, selon lui, des outils maniés par des humains, allant jusqu’à comparer l’exigence de marquage à demander à un stylo-bille de se déclarer auteur.
Ce que prévoient Anthropic et OpenAI sur le marquage
Anthropic a fait savoir qu’elle procéderait à l’identification des textes produits par Claude. Les versions de Claude mises sur le marché à partir du 2 août intégreraient cette fonctionnalité dès leur sortie, et la société indique qu’elle s’emploie à l’implémenter également sur des modèles antérieurs. Elle a mentionné la réglementation européenne comme justification de cette mesure. OpenAI marque déjà images et audio, via SynthID de Google DeepMind, et a promis d’étendre le processus au texte, sans en avoir publié les détails. Pour le texte, les marqueurs de provenance ne sont pas perceptibles à l’œil nu ; Anthropic comme d’autres entreprises ont promis de publier des outils jouant le rôle de vérificateurs d’IA. Le projet de marquage a, de son côté, profondément divisé la communauté technologique.





