Brief IA : Microsoft exploite des données web non licenciées pour ses MAI

Microsoft exploite des données web non licenciées pour ses MAI

Brief IA
Tom Levy·2 min·7 vues

Microsoft a utilisé des données web non licenciées, telles que Common Crawl, pour entraîner ses modèles MAI, contredisant ses précédentes affirmations sur l'utilisation de données 'propres et commercialement licenciées'. Cette situation soulève des préoccupations concernant la conformité légale et l'éthique des pratiques de formation des modèles d'IA dans l'industrie.

En bref
1Microsoft a utilisé des données de Common Crawl pour former ses modèles MAI, malgré des promesses de données licenciées.
2Le document technique révèle que Microsoft s'appuie sur le fair use pour justifier l'utilisation de ces données.
3Les propriétaires de sites doivent utiliser des protocoles comme robots.txt pour protéger leur contenu des crawlers de Microsoft.
💡Pourquoi c'est importantCette pratique soulève des questions sur la transparence et l'éthique des géants technologiques dans l'utilisation des données web.
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Microsoft et l'utilisation de données non licenciées

Microsoft a récemment été mis en lumière pour avoir formé ses modèles d'intelligence artificielle MAI en partie sur des données web non licenciées. Un document technique, examiné par Simon Willison, révèle que Microsoft a utilisé des sources telles que Common Crawl pour alimenter ses modèles, malgré des déclarations antérieures affirmant que les données utilisées étaient "propres, de niveau entreprise et commercialement licenciées".

Le recours au fair use

Comme de nombreuses autres entreprises dans le domaine de l'intelligence artificielle, Microsoft semble s'appuyer sur le concept de fair use pour justifier l'utilisation de ces données. Le document technique décrit les données comme un mélange de contenus générés par des humains, accessibles publiquement et licenciés. Pour collecter ces données, Microsoft utilise un crawler propriétaire qui respecte le Robots Exclusion Protocol (robots.txt) ainsi que les méta-tags et contrôles HTML associés. Cela permet aux propriétaires de sites de décider comment leur contenu est accessible et utilisé.

La responsabilité des propriétaires de sites

Cette approche place la responsabilité de la protection du contenu sur les propriétaires de sites web. En d'autres termes, ceux qui ne prennent pas de mesures pour protéger leur contenu pourraient être considérés comme consentant à son utilisation. Cependant, l'application du fair use dans ce contexte reste un sujet de débat, et les tribunaux n'ont pas encore tranché définitivement sur cette question.

Une pratique courante mais contestée

En fin de compte, Microsoft semble suivre une pratique courante parmi les entreprises d'IA, tout en présentant ses données d'entraînement comme particulièrement "propres". Cette situation soulève des interrogations sur la transparence et l'éthique des pratiques de collecte de données par les géants technologiques.

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