OpenAI décrit un basculement vers un usage « Ultrafast » de Codex pour gérer les incidents et des tâches d’ingénierie. Plusieurs membres de l’équipe technique rapportent une chute des délais, au point de déléguer des opérations quotidiennes et d’envisager des refactorisations plus ambitieuses.
Des délais raccourcis élargissent les tâches déléguées à Codex
La réduction des temps d’attente avec Ultrafast modifie le type de missions confiées à Codex chez OpenAI. Des refactorisations qui étaient auparavant repoussées deviennent des tâches routinières déléguées à l’IA. Les ingénieurs évoquent un travail mené « à la vitesse des questions », permettant de suivre une réponse, d’essayer une autre approche et de poursuivre sans perdre le fil. Adam Perry maintient un fil Codex continu, qu’il considère comme un chef de cabinet, auquel il communique chaque matin ses rendez-vous et les messages auxquels il n’a pas encore répondu. Il explique que ce fil a déjà analysé les données nécessaires pour rédiger un résumé, ce qui lui permet de poser des questions de suivi sans attendre que Codex aille chercher plus d’informations. Sayan Sisodiya confie désormais à Codex des tâches manuelles dans le navigateur, comme remplir des formulaires, qu’il évitait auparavant à cause de lenteurs d’environ cinq secondes entre chaque action. Il attribue ce changement aux améliorations récentes des modèles pour l’usage informatique et estime que la vitesse est suffisante pour laisser Codex cliquer à sa place. Jeff Niu ajoute que cette rapidité rend les grandes refactorisations plus accessibles, jugeant la production de code très rapide et certaines réécritures presque instantanées.
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Procédures d’incident : un mode par défaut et des gains mesurés
Les ingénieurs d’OpenAI indiquent qu’Ultrafast est devenu le mode par défaut pour la réponse aux incidents. AJ Trbojevic explique que les enquêtes de sécurité prenaient auparavant une à deux heures pour rassembler, normaliser et contextualiser les données, alors qu’elles se font désormais en 10 à 15 minutes, parfois presque en temps réel. Adam Perry précise qu’il ne duplique plus systématiquement les vérifications en parallèle, car la rapidité d’Ultrafast lui permet de rester concentré sans avoir à diviser son attention.
Seuil de 30 secondes : rester dans le flux de travail
Jeff Niu fixe un seuil : si une réponse de l’IA prend plus de 30 secondes, il consulte Slack ou un collègue. Il estime que la plupart de ses requêtes passent désormais sous ce seuil avec Ultrafast. Il décrit une interaction redevenue temps réel, qui lui évite de perdre le fil après un changement de tâche. Adam Perry souligne qu’à intelligence égale, une réponse en une minute plutôt qu’en une heure permet d’accomplir beaucoup plus.
Outils et sources : enquêter en parallèle dans Codex et Slack
Ultrafast est présenté comme un mode à haute vitesse dans Codex, utilisé pour examiner simultanément plusieurs hypothèses lors d’un incident. Aaron Friel décrit l’ouverture d’un canal Slack dédié et la sollicitation de Codex pour surveiller, enquêter et répondre aux questions. Il insiste sur la nécessité d’explorer de nombreuses pistes en parallèle, ce qu’Ultrafast permet de faire. Sayan Sisodiya étend l’investigation à Slack pour repérer des références à des changements suspects ou à des symptômes signalés ailleurs. Adam Perry et Sayan Sisodiya appartiennent à l’équipe des agents principaux, qui développe les composants permettant à Codex d’agir, d’exécuter des commandes et d’utiliser des outils.






