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OpenAI s'appuie sur un réseau mondial de cliniciens pour affiner la manière dont ChatGPT répond aux questions médicales, alors que l'entreprise revendique de nouveaux jalons techniques. La société encadre l'usage en rappelant que son chatbot n'est pas destiné au diagnostic, et poursuit ses travaux malgré une action en justice récente et un cadre juridique encore peu éprouvé.
Des jalons techniques et une preuve encore à consolider
OpenAI a facilité la connexion d'Apple Health et de certains dossiers médicaux à ChatGPT. Karan Singhal a présenté le modèle GPT-6 Astra comme étant à la pointe sur un test de référence en santé, et l'entreprise a publié un test de référence pour évaluer les réponses du modèle en santé mentale le mois dernier. Rebecca Soskin Hicks considère cependant ces avancées comme des étapes initiales dans la constitution d'une échelle de preuves qui reste à gravir. Elle espère que des études futures démontreront des bénéfices concrets pour les individus et les populations, tout en soulignant que le sommet n'est pas encore atteint. Par ailleurs, en juillet, le réseau de médecins avait déjà examiné plus de 700 000 réponses de ChatGPT.
Un usage balisé : pas de diagnostic ni de traitement
Ashley Alexander, responsable des produits de santé chez OpenAI, affirme que ChatGPT ne doit pas être utilisé pour le diagnostic ou le traitement, une restriction également inscrite dans les conditions de service de l'entreprise. Si on le sollicite, le chatbot propose d'aider à évaluer maladies et blessures, mais Alexander rappelle que l'IA vient en appui de recherches que beaucoup réalisent déjà en ligne. Selon elle, faire du chatbot le pivot d'une décision médicale simplifie à l'excès et peut freiner un impact bénéfique à grande échelle. OpenAI poursuit ces efforts malgré un environnement juridique encore peu éprouvé autour des conseils médicaux automatisés.
Un réseau clinique mondial teste les zones grises
OpenAI a recruté des centaines de médecins, parlant 49 langues, pour examiner des exemples de conversations et repérer confusions ou risques. Rebecca Soskin Hicks souhaite une diversité de régions et de spécialités, et ces praticiens interviennent comme contractuels à temps partiel depuis, entre autres, le Kenya, le Népal ou le Brésil. Ils n'apportent pas directement de données d'entraînement. L'approche revendiquée consiste à tester des situations ambiguës, désordonnées et bruyantes afin de refléter des demandes réelles souvent mal spécifiées.
Boucle d'amélioration : lacunes identifiées et priorités pédagogiques
Après leurs évaluations, les médecins transmettent aux chercheurs les zones où les modèles peinent. L'équipe de recherche cherche ensuite de nouvelles données et méthodes d'entraînement pour mieux trier les urgences, poser les bonnes questions lorsque des informations manquent, exprimer l'incertitude et calibrer le niveau de détail des réponses. L'amélioration des conseils de santé mobilise chercheurs et cliniciens, dans une équipe constituée par Rebecca Soskin Hicks avec Karan Singhal, responsable de la recherche en santé. Ce dernier a exprimé vouloir que les patients perçoivent ChatGPT comme un protecteur au cours de leur parcours de soins.
Un service très utilisé, entre ambition et risques juridiques
Chaque semaine, plus de 300 millions de personnes consultent ChatGPT pour des questions de santé. OpenAI s'appuie pour cela sur un réseau de médecins piloté par Rebecca Soskin Hicks, arrivée en 2024, qui fait l'interface entre cliniciens et équipes internes pour combler les lacunes des modèles. Elle qualifie le domaine d'enjeux élevés et envisage une amélioration continue. En juillet, un pasteur a intenté une action en justice, affirmant que GPT-4o a mal diagnostiqué et minimisé ses symptômes et demandant la suspension des produits de santé. Ashley Alexander, responsable des produits de santé, accompagne ce positionnement côté produit.






