Brief IA : Sony Music Publishing réclame des milliards à Anthropic en justice

Sony Music Publishing réclame des milliards à Anthropic en justice

Brief IA
Tom Levy·3 min·2 vues

Sony Music Publishing et Warner Chappell poursuivent Anthropic pour des dommages potentiels de plusieurs milliards, réclamant jusqu’à 150 000 $ par œuvre et 25 000 $ par suppression de données de droit d’auteur. La plainte accuse Anthropic d'extraction de paroles et de téléchargements massifs de livres, s'inscrivant dans un contexte de litiges autour de l'utilisation d'œuvres protégées pour entraîner des modèles d'IA.

En bref
1Sony Music Publishing et Warner Chappell poursuivent Anthropic et ses cofondateurs devant la justice fédérale en Californie
2Les éditeurs réclament jusqu’à 150 000 $ par œuvre et 25 000 $ par suppression de données de droit d’auteur, pour des dommages potentiels de plusieurs milliards
3La plainte détaille des allégations d’extraction de paroles, de téléchargements massifs de livres et cite des chansons précises
4L’affaire intervient alors qu’Anthropic a déjà réglé un litige pour 1,5 milliard de dollars
💡Pourquoi c'est importantCette action judiciaire s’inscrit dans une série de litiges majeurs autour de l’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner des modèles d’IA.
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L'analyse en français

Sony Music Publishing et Warner Chappell ont engagé une action contre Anthropic devant le tribunal fédéral du nord de la Californie. Les éditeurs réclament jusqu’à 150 000 $ par œuvre et jusqu’à 25 000 $ par suppression de données de droit d’auteur, évoquant un total potentiel de plusieurs milliards. La plainte vise aussi les cofondateurs Dario Amodei et Benjamin Mann et détaille des méthodes présumées d’acquisition de données. Anthropic a récemment réglé une autre affaire pour 1,5 milliard de dollars.

Les éditeurs dénoncent une appropriation massive et citent des titres précis

Sony Music Publishing et Warner Chappell qualifient les faits reprochés à Anthropic de l’un des plus importants vols de propriété intellectuelle de l’histoire. Selon la plainte, ces pratiques auraient servi à développer, exploiter et générer d’importants profits grâce à la série de modèles d’IA Claude. Les éditeurs affirment qu’Anthropic a extrait des paroles de sites comme MusixMatch et LyricFind, qui, eux, paient pour obtenir des licences auprès des labels. Parmi les chansons citées comme présentes dans les données d’entraînement figurent « Ain’t No Mountain High Enough », « Livin’ on a Prayer », « September », « Hallelujah » et « Paper Rings ». Anthropic n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Jusqu’à 150 000 $ par œuvre et 25 000 $ par suppression de mentions

Les éditeurs réclament jusqu’à 150 000 $ par œuvre protégée et jusqu’à 25 000 $ pour chaque suppression de données de droit d’auteur identifiables, visant des « dizaines de milliers » d’œuvres. Si le tribunal accorde les montants maximums, les dommages pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars. La plainte désigne également les cofondateurs d’Anthropic, Dario Amodei et Benjamin Mann, comme défendeurs individuels.

Téléchargements de livres allégués et contexte judiciaire chargé

La plainte affirme que Benjamin Mann aurait téléchargé via BitTorrent plus de cinq millions de livres piratés, et que des employés auraient acquis au moins deux millions d’ouvrages supplémentaires depuis Pirate Library Mirror. Cette procédure s’inscrit dans un contexte de litiges multiples pour Anthropic, qui a récemment conclu un règlement de 1,5 milliard de dollars avec l’industrie de l’édition, et fait l’objet de poursuites de Universal Music Group, Concord, ABKCO, ainsi que d’actions distinctes de BMG et Round Hill Music. La plainte a été déposée devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie. Une précision du 30 août indique que la plainte émane de Sony Music Publishing, à ne pas confondre avec Sony Music Entertainment.

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