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Hollywood et l'IA : une confrontation sur le droit d'auteur
Depuis plusieurs mois, l'industrie du cinéma est en ébullition autour de l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) générative. Des géants comme Disney, Universal et Warner Bros. ont engagé des poursuites judiciaires contre Midjourney, une entreprise spécialisée dans l'IA. Ces studios accusent Midjourney d'avoir utilisé des œuvres protégées par le droit d'auteur pour entraîner son modèle d'IA, ce qui constitue, selon eux, une violation de leurs droits.
Cependant, Midjourney ne se laisse pas faire et souligne que si elle doit répondre de ses actes, les studios hollywoodiens devraient également être transparents sur leurs propres pratiques en matière d'IA. L'entreprise estime que ces grandes sociétés pourraient elles aussi utiliser des méthodes similaires à celles qu'elles dénoncent.
Midjourney contre-attaque
La semaine dernière, les avocats de Midjourney ont déposé une requête devant le tribunal. Cette démarche fait suite à une décision de justice rendue en juin, qui avait restreint l'accès de Midjourney à des informations détaillées concernant les activités des studios en matière d'IA. Avec cette nouvelle requête, Midjourney espère élargir l'accès aux documents pertinents dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.
Les informations recherchées par Midjourney
Midjourney souhaite obtenir des documents spécifiques de la part des studios, notamment sur leurs jeux de données d'entraînement, leurs stratégies commerciales autour de l'IA, et les présentations faites à leurs conseils d'administration sur cette technologie. Selon Bobby Ghajar, l'un des avocats de Midjourney, si les studios utilisent des méthodes similaires à celles qu'ils reprochent à Midjourney, cela affaiblirait leur position juridique.
Ghajar soutient que cela renforcerait également la défense de Midjourney sur la question de l'usage loyal et pourrait révéler un abus de procédure de la part des studios. Il souligne que bien que les studios aient accepté de fournir certains documents destinés aux consommateurs, ceux-ci ne mentionnaient pas l'utilisation interne d'outils d'IA.
La position des studios
Les représentants de Disney, Universal et Warner Bros. réfutent cette interprétation. David Singer, l'avocat des trois sociétés, affirme que leur objectif est clair : empêcher Midjourney de reproduire leurs films, séries et personnages sans autorisation. Selon lui, cette position est celle que tout détenteur de droits d'auteur adopterait face à une contrefaçon, qu'elle implique ou non une IA.


