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Créée en 2023 à New York, Tabs automatise des fonctions clés de finance d’entreprise comme la reconnaissance des revenus, la facturation et les relances. La société revendique un tour de pré‑amorçage de 4 M$ et une progression rapide de ses effectifs. Son fondateur, Ali Hussain, diplômé en humanités, s’est associé à un profil très technique pour porter un produit présenté comme profondément complexe.
Financements, effectifs et valorisation annoncés
Selon Ali Hussain, Tabs a été valorisée 400 millions de dollars. La société indique maintenir une croissance des revenus de triple à quadruple d'une année sur l'autre. Elle a levé un pré‑amorçage de 4 millions de dollars, co‑dirigé par Primary Venture Partners et One Way Ventures, et fait état d’un total d’environ 92 millions de dollars levés. L’effectif a grandi pour atteindre environ 180 employés. Ali Hussain évoque par ailleurs un montant d’environ 90 millions de dollars levés.
La plateforme automatise revenus, facturation et relances
Tabs automatise des opérations de finance et de comptabilité. La plateforme couvre la reconnaissance des revenus, la facturation et les relances. L’entreprise, basée à New York, a été fondée en 2023.
Un binôme fondateur aux compétences complémentaires
Ali Hussain explique apporter une vision commerciale et une exécution opérationnelle, sans capacité de coder. Il s’est associé à un cofondateur très technique, Deepak Bapat. Il affirme venir des humanités et décrit le problème adressé par Tabs comme profondément technique et complexe, d’où la nécessité d’un associé complémentaire. Dès l’origine, il dit avoir voulu capitaliser sur ses forces en reconnaissant ses limites.
Du magasin familial à Cornell : influences et choix
Ali Hussain a grandi dans le magasin familial de St. Paul en y empilant des cartons de cigarettes, observant son père travailler sept jours sur sept, 365 jours par an. Son père, immigré de première génération venu de Karachi après un passage par un 7‑Eleven avant de posséder son magasin, ne souhaitait pas qu’il y retourne et l’a incité à utiliser l’école pour partir. Hussain a obtenu un diplôme en humanités à Cornell, où il est allé grâce à une bourse de l’Association Telluride et s’est passionné pour la politique comparée et l’histoire.
D’Oxford à Latch : pivot, BCG et apprentissages
Après Cornell, il est parti immédiatement à Oxford pour un doctorat, mais deux mois plus tard il a jugé que c’était une mauvaise idée, se sentant trop débrouillard pour une carrière académique très structurée. À 23 ans, il a rejoint BCG dans le Midwest, y recevant un cours intensif d’opérations mais regrette l’autonomie absente de la hiérarchie d’entreprise. En 2015, il a accepté une forte baisse de salaire pour rejoindre Latch, alors une équipe de 10 personnes, comme premier employé des opérations. Il y a passé six ans, période durant laquelle l’entreprise a atteint des dizaines de millions de revenus, et dit y avoir appris à viser de grands marchés, à s’entourer de profils complémentaires et à se préparer aux grands changements technologiques. Il a confié qu’un tel saut aurait été impossible plus tôt et pointe l’accès au capital et la compréhension du « mode d’emploi » comme freins fréquents pour les fondateurs au parcours non traditionnel. Il considère ces trajectoires comme un atout stratégique, impliquant d’embrasser une forte volatilité et des sacrifices, et propices à des façons d’apprendre menant à l’entrepreneuriat.






