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Anthropic détaille une méthode d’évaluation de l’exposition des métiers à l’IA qui combine capacités théoriques et données d’utilisation de Claude et de son API. Une première liste place les programmeurs et le service client parmi les plus exposés, quand environ 30 % des travailleurs relèveraient de métiers à faible risque. L’entreprise anticipe des perturbations économiques progressives, plus proches d’Internet ou du commerce avec la Chine que d’un choc brutal.
Des perturbations graduelles et un large bloc à faible risque
Anthropic souhaite détecter en amont les changements économiques liés à l’IA, en espérant repérer les perturbations avant que leurs effets ne deviennent significatifs. Selon l'entreprise, ces évolutions pourraient survenir de façon progressive, à l’image de celles provoquées par Internet ou le commerce avec la Chine, plutôt que sous la forme d’un choc soudain comme celui du COVID. Dans cette perspective, Anthropic identifie un groupe de métiers à faible risque, qui représenterait 30 % des travailleurs. Ces professions se situent en bas du classement établi, leurs tâches apparaissant rarement dans les données d’usage analysées. Parmi elles figurent les cuisiniers, les mécaniciens de motos, les sauveteurs et les barmans.
Mesurer l’exposition : théorie et usages réels combinés
La méthode d’Anthropic repose sur la prise en compte de l’écart entre ce que l’IA est censée pouvoir automatiser et ce qui est effectivement réalisé dans la pratique. L’entreprise cite plusieurs facteurs pouvant limiter l’adoption réelle : limites des modèles, contraintes juridiques, exigences logicielles spécifiques, étapes de vérification humaine ou autres obstacles. La démarche combine donc l’évaluation théorique de l’automatisation des tâches et l’analyse des usages réels issus de Claude et de l’API d’Anthropic. Un graphique présenté par l’entreprise illustre cet écart, le niveau théorique étant représenté en bleu et l’exposition observée à l’automatisation en rouge.
Premières catégories publiées et suivi prévu
En appliquant cette méthodologie, Anthropic a publié une première liste des métiers les plus exposés à l’automatisation par l’IA, où figurent notamment les programmeurs informatiques et les représentants du service client. Les détails de cette méthode ont été communiqués en mars, et l’entreprise prévoit de réexaminer régulièrement ses analyses pour affiner la mesure de l’impact de l’IA sur l’emploi. Cette approche intervient alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle s’étend à de nombreux secteurs et que des évaluations reposent souvent sur la capacité théorique de l’IA à remplacer l’humain.



