Anthropic prévoit d’allouer au moins 5 % de ses actions à un fonds dédié au « bien public » via une entité distincte chargée de distribuer des dons. L’annonce déclenche un débat nourri : certains saluent le geste philanthropique, d’autres plaident pour des distributions directes ou pointent un risque de contrôle et d’opacité. De multiples modalités restent à préciser.
Des critiques visent contrôle, opacité et circuit des fonds
Plusieurs personnalités expriment des doutes sur la gouvernance et la finalité du fonds annoncé par Anthropic. Gary Marcus considère l’initiative comme une opération de relations publiques destinée à gagner la faveur du public tout en maintenant le contrôle et en limitant la transparence, évoquant un geste « qui sent le désespoir ». Patrick Moorhead s’interroge sur le contrôle qu’Anthropic pourrait conserver sur l’utilisation des fonds, estimant que si l’objectif est réellement le « bien public », il vaudrait mieux donner directement aux citoyens, qu’il juge plus aptes à décider de l’usage des ressources que des institutions bureaucratiques. Elon Musk propose également de donner les actions directement au public et affirme que c’est ce qu’il compte faire. Palmer Luckey, de son côté, craint que la définition du « bien public » retenue par Anthropic ne profite pas au public américain et compare l’initiative à « USAID 2.0 », qu’il décrit comme un moyen de détourner des milliards de l’économie américaine.
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Des soutiens conditionnels et l’idée d’un dividende direct
Certains acteurs saluent l’engagement d’Anthropic, tout en exprimant des réserves. Brad Gerstner qualifie l’initiative de « don extraordinaire » mais met en garde contre la concentration de la richesse au sein de fondations, espérant que la richesse générée par l’IA puisse aussi bénéficier directement au public sous forme de dividende. Andrew Curran relève que le dispositif pourrait inclure des « distributions directes à des populations spécifiques », ce qu’il assimile à une forme de revenu de base universel auto-dirigé. Il indique également qu’environ la moitié des employés d’Anthropic contribuent en actions à ce fonds et estime que l’entreprise envisage un avenir transformateur.
Ce qu’Anthropic prévoit et la comparaison au « reverse OpenAI »
Anthropic a annoncé son intention de consacrer au moins 5 % de ses actions à un fonds de bien public et de créer une entité distincte pour gérer ces dons. De nombreuses modalités de fonctionnement restent à préciser. Sam Hogan Heutmaker compare cette démarche à un « reverse OpenAI » : démarrer comme société commerciale, lever des fonds, puis, une fois le succès atteint, créer une ONG indépendante pour concentrer la valeur dans cette nouvelle entité contrôlée par les initiateurs.





