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Des clientes représentées par deux ex-cadres de la FTC poursuivent Anthropic pour publicité trompeuse sur les plafonds d’usage de l’abonnement Max. Les plaignantes disent avoir payé 100 ou 200 dollars pour des multiplicateurs « 5x » et « 20x » qui s’appliqueraient en fait par sessions de cinq heures avec un quota hebdomadaire. Anthropic soutient que ces informations étaient disponibles via des liens lors de l’achat.
Un recours élargi déposé par deux anciennes de la FTC
Un recours collectif élargi a été déposé par des abonnés de Claude contre Anthropic, porté par les avocates Monica Vaca et Kati Daffan, qui ont travaillé à la Federal Trade Commission sous Lina Khan. La première plainte a été introduite en juillet, puis retirée et redéposée dans ce format élargi. Monica Vaca précise que, cumulant 38 années à la FTC avec Daffan, il existe de nombreux précédents en matière de publicité mensongère et qu'il est interdit de mentir lors de la commercialisation d'un produit.
Ce que les plaignants disent avoir acheté et ce qu’ils disent avoir reçu
Le plan Max est une version supérieure du plan Pro à 20 dollars par mois et se décline en deux options : 100 dollars par mois pour « 5x » les limites d’utilisation du Pro ou 200 dollars pour « 20x ». Selon la plainte, ces multiplicateurs, affichés dans des graphiques marketing, ne sont garantis que pour des sessions de cinq heures, avec un plafond hebdomadaire, ce qui représenterait une augmentation de capacité inférieure à ce que les clients attendaient. Monica Vaca explique que comprendre ces restrictions nécessite de cliquer sur deux hyperliens pour trouver le terme « session » et de consulter la définition détaillée sur la page du plan Pro. Des plaintes en ligne ont émergé : un utilisateur de Reddit estime que l’allocation hebdomadaire est ce que la page de tarification laisse croire être achetée, alors que la fenêtre glissante de cinq heures limite réellement l’usage, comparant la situation à une pompe qui ne délivre qu’un gallon toutes les cinq heures malgré un réservoir plus grand.
La défense d’Anthropic : les détails étaient cliquables
Dans une motion visant à faire rejeter la précédente affaire, Anthropic soutient ne pas avoir omis les limites de session dans son marketing. L’entreprise affirme que les informations étaient accessibles via des hyperliens disponibles lors du parcours d’achat, comparant cette démarche au fait de retourner un produit pour lire l’étiquette au dos. Anthropic n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Usagers « puissants » mis en avant et frustrations à l’usage
Anthropic considère les utilisateurs puissants comme essentiels à son activité, allant jusqu’à les prioriser par rapport à d’autres applications comme OpenClaw. Pourtant, des abonnés du plan Max, facturé entre 100 et 200 dollars par mois, affirment ne pas obtenir ce qu’ils pensaient payer. Monica Vaca rapporte que des clients passent à une formule supérieure en cours de projet pour dépasser des limites, puis se disent frustrés après paiement, estimant ne pas bénéficier de l’augmentation d’usage attendue.
Pression des coûts, calendrier du plan Max et référence à Fable 5.1
Durant les huit mois écoulés, il a été fréquent que des utilisateurs d’IA expriment leur mécontentement face à la répercussion des frais d’exploitation importants par les principaux laboratoires. Anthropic a dévoilé le plan Max en avril 2025, puis a instauré les plafonds hebdomadaires au mois d’août, dans un contexte de concurrence avec OpenAI. Lors de la présentation de son modèle Fable 5.1, la société mentionne avoir intégré les retours concernant la tarification. Monica Vaca indique que certains ressentent une pression à souscrire des abonnements onéreux pour ne pas risquer de devenir obsolètes dans leur métier, mais considèrent que la prestation ne correspond pas à leurs attentes, ce qui est jugé décevant pour un service facturé entre 100 et 200 dollars mensuels. Elle estime qu’il n’appartient pas au consommateur de rechercher les conditions sur le site, et qualifie d’inéquitable une démarche relevant du principe « acheteur doit se méfier ». Selon elle, les consommateurs doivent se fier aux affirmations du vendeur, n’ont pas de moyen d’auditer ce qu’ils recevront et prennent un risque en s’abonnant.



