Des universités australiennes mettent en place des règles d'usage de l'IA et programment des déploiements à grande échelle de ChatGPT Edu. Parallèlement, une enquête commandée par OpenAI montre que les étudiants l'utilisent déjà massivement et souhaitent davantage d'applications concrètes.
Des règles explicites et des calendriers fixés jusqu'en 2027
L'UNSW a instauré un cadre d'évaluation intitulé « Peut, Ne peut pas, Doit » pour encadrer l'utilisation de l'IA. Ce dispositif permet aux enseignants de préciser si l'usage de l'IA est autorisé, interdit ou exigé, offrant ainsi aux étudiants la possibilité de s'exercer à une utilisation appropriée tout en démontrant leurs connaissances. Les universités australiennes formalisent également des attentes claires concernant l'usage de l'IA. Sur le plan du calendrier, l'Université de Sydney prévoit un déploiement de ChatGPT Edu au premier semestre 2027, tandis que l'Université La Trobe annonce un accès universel au premier trimestre 2027 pour ses étudiants et personnels. À l'UNSW, l'accès à ChatGPT Edu s'élargit progressivement avec l'objectif d'une disponibilité à l'ensemble de la communauté étudiante.
Accès outillé : ChatGPT Edu et APIs au cœur des dispositifs
L'UNSW déploie ChatGPT Edu pour plus de 80 000 étudiants et membres du personnel. L'Université de Sydney collabore également avec OpenAI, avec un accès prévu à ChatGPT Edu accompagné de formation et de conseils. À La Trobe, les 3 500 membres du personnel disposent déjà de ChatGPT Edu et un accès universel pour 45 000 étudiants et personnels est programmé pour le premier trimestre 2027. L'Université d'Adélaïde utilise les API d'OpenAI pour des travaux de sécurité défensive, dans le but de renforcer sa posture de cybersécurité.
Pédagogie et passerelles vers l'industrie structurées autour de l'IA
L'intelligence artificielle est mobilisée à des fins pédagogiques pour réaliser des simulations cliniques, proposer des formations d’enseignants assistées par des robots et mener des projets étudiants en partenariat avec l'industrie. UNSW et OpenAI ont l'intention d'intégrer les bases de l’IA générative et de Codex dans les cursus et les enseignements, en les appliquant notamment lors de hackathons et de projets en lien avec le secteur industriel. La collaboration vise aussi à connecter les étudiants à des stages, à des postes de diplômés et à des réseaux de startups. Parallèlement, les établissements conçoivent des cadres pour guider l'apprentissage et l'évaluation, afin de développer des compétences pratiques tout en préservant l'exigence de jugement personnel. Ces expériences servent de référence pour la conception d'un apprentissage appuyé par l'IA avec des attentes explicites.
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Une génération d'étudiants déjà très utilisatrice de l'IA
Dans les universités australiennes, les étudiants se servent de l’IA pour générer des idées, concevoir des assistants, et concrétiser des concepts sous forme de prototypes opérationnels, ce qui leur permet d’acquérir des compétences utiles en recherche, en entreprise ou dans leurs projets personnels. Selon une étude commandée par OpenAI auprès de plus de 1 000 étudiants universitaires australiens, 81 % déclarent utiliser l’IA plusieurs fois par semaine et 33 % plusieurs fois par jour. 28 % ont déjà développé un agent ou un assistant basé sur l’IA pour les aider dans leurs études, leur travail ou leur vie quotidienne. 79 % souhaitent que leur établissement propose plus de possibilités d’exploiter des outils d’IA avancés dans le cadre de projets pratiques, et 79 % manifestent de l’intérêt pour des usages de l’IA dans la santé, l’environnement, la recherche scientifique ou la cybersécurité. En outre, 61 % considèrent que la maîtrise de l’IA sera déterminante pour réussir leur carrière, 69 % estiment que ces compétences deviendront aussi essentielles que la culture numérique, la rédaction ou la numératie, et 65 % pensent que la maîtrise de l’IA offrira aux diplômés australiens un atout sur le marché international. Plus de 76 % se disent intéressés par la création d’entreprise ou le travail en indépendant, et plus de 68 % jugent que l’IA rendra plus accessible le lancement d’une activité entrepreneuriale.






